Kafka (Soderbergh): les espaces de l’absurdité de la bureaucratie/ Spaces of Bureaucracy’s Absurdity

Image0Kafka is a film directed by Steven Soderbergh in 1991. The screenplay mixes events from the life of the Czech German  speaking writer and themes of several of his major novels, mainly the absurdity of the world, especially in the context of bureaucracy. The use of black and white in a part of the film is a reference to the expressionist cinema. But it is mainly by assembling visual plans at different scales and staging anxious areas that contribute to the anxiety aspect of this film, according to Kafka’s works .

Kafka est un film de Steven Soderbergh de 1991. Le scénario du film mélange des événements de la vie de l’écrivain tchèque de langue allemande et les thèmes majeurs de plusieurs de ses romans surtout l’absurdité du monde, spécialement dans le contexte de bureaucratie. Le recours au noir et blanc pour une partie du film est une référence au cinéma expressionniste. Mais c’est surtout l’assemblage de plans visuels à différentes échelles et la mise en scène d’espaces angoissants qui contribuent à l’aspect anxiogène de ce film, conformément à l’œuvre de Kafka.

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 Image14Le film se déroule à Prague en 1919. Kafka est employé dans une compagnie d’assurances le jour et il est écrivain la nuit. Cette trame du scénario correspond à la réalité de la vie de Kafka.

Dans le film comme dans plusieurs de ses romans, notamment dans Le Procès, Kafka a mis en scène le monde de la bureaucratie.

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Steven Soderbergh a repris ce thème en l’illustrant par des décors, filmés uniquement en noir et blanc, du monde des bureaux, de leurs employés, de leur quotidien au travail et de leur rythme de vie.

Le film met aussi en scène le personnage de Kafka qu’on voit rentrer chez lui le soir sous l' »œil » du château de Prague, thème central de son œuvre Le Château.

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La vie de Kafka tourne au cauchemar lorsqu’il tente de découvrir les raisons de la mort, dans des circonstances troublantes, de son meilleur ami. Kafka rencontre alors un groupe clandestin d’anarchistes qui tentent de lutter contre une mystérieuse organisation.

Image3Alors qu’il se retrouve dans un labyrinthe où les scènes sont en couleur, Kafka parvient à en sortir par l’un des immenses tiroirs d’un bureau vide. Les scènes suivantes sont en noir et blanc jusqu’à ce que Kafka trouve une issue à ce monde absurde et mortifère.

En sortant de ce « bureau à tiroirs », Kafka se retrouve sur une espace de plate-forme, montrée en vue zénithale, où l’employé-écrivain semble avoir le choix entre plusieurs directions pour la suite de sa vie.

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Vers la fin du film, Kafka est en prise avec les membres de l’organisation bureaucratique qui ressemble à celle de l’œuvre 1984 de George Orwell.

Dans cette partie du film qui est en couleurs, Kafka se retrouve à escalader la verrière qui surplombe la salle des expériences sur des humains auxquelles s’adonne l’organisation bureaucratique mystérieuse, en tentant de manipuler des individus pris pour des cobayes d’expériences conduites en observant leur cerveau à l’aide d’un immense microscope.

Image22Cette verrière filmée en partie en vue zénithale, montre ce qui peut être vu du cerveau des humains. Mais ce microscope peut aussi être vu comme une autre mise en scène du Big Brother orwellien.

En s’échappant de cette machine infernale de manipulation des individus, Kafka est en train de « prendre le dessus », dans tous les sens du terme, de l’organisation bureaucratique qui surveille et contrôle les êtres humains au travail et dans leur vie.

Image23Après une poursuite qui se déroule sur cette verrière et se termine par la chute de son poursuivant à travers la verrière, rendant inopérant le microscope géant, Kafka parvient à fuir ses poursuivants.

D’autres morts suspectes finissent de convaincre Kafka de l’absurdité du monde dans lequel il vie et travaille mais aussi de l’existence d’une sorte de complot contre lequel il se sent impuissant à lutter.

C’est après la chute du Mur de Berlin que Steven Soderbergh eut l’idée de tourner ce film à partir d’un scénario de Lem Dobbs, connu dans les milieux underground, mais qui ne parvenait pas à faire financer ses projets de film. Le film connut un échec commercial ce qui pénalisa Soderbergh pendant les années 90 avant de retrouver la confiance de producteurs.

Reference/Référence

  • Work Title/Titre de l’œuvre: Kafka
  • Author/Auteur : J. Kafka/S. Soderbergh
  • Year/Année : 1991
  • Field/Domaine : Literature/Cinema
  • Type :  Drama
  • Edition/Production : Baltimore Pictures Pricel, Renn Productions
  • Language/Langue : English, French,…
  • Geographical location/localisation géographique : #Prague
  • Remarks/Notes:
    • Machinery/Dispositif : models
    • Location in work/localisation dans l’oeuvre :
    • Geographical location/localisation géographique :
    • Remarks/Notes :

2 réflexions sur “Kafka (Soderbergh): les espaces de l’absurdité de la bureaucratie/ Spaces of Bureaucracy’s Absurdity

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