Un train pour Pétrograd : zoom avant et zoom arrière sur une carte du front de l’est/ A train for Petrograd : zoom in and zoom out on a map of the eastern front

Un train pour Pétrograd est une mini-série réalisée pour la télévision en 1988 par Damiano Damiani (1922-2013), écrivain, scénariste, acteur et réalisateur italien. Le générique de la première partie,  récemment diffusée sur Arte, utilise un procédé courant pour mettre en scène les changements majeurs dans le déroulement des opérations militaires sur le front de l’est de la première guerre mondiale, juste avant la révolution d’Octobre 2017, dont on commémore le centenaire ces jours-ci.

A train for Petrograd is a mini-series made for television in 1988 by Damiano Damiani (1922-2013), writer, screenwriter, actor and Italian director. The credits of the first part, recently broadcast on Arte, use a common process to stage the major changes in the course of military operations on the eastern front of World War I, just before the revolution of October 2017, which one commemorates the centenary these days.

Français English Reference

Français

Un train pour Pétrograd raconte, en deux parties d’une durée totale de 198 minutes, le voyage ferroviaire qui conduisit Lénine en Russie en 1917, un événement qui participe des origines de la révolution d’Octobre.
En 1917, à la veille du déclenchement de la révolution russe, l’Empire allemand combat sur deux fronts, à l’est et à l’ouest. L’état-major allemand décide alors de renvoyer Lénine, alors en exilé en Suisse, dans sa patrie d’origine. Le téléfilm raconte l’histoire de ce voyage mouvementé.
La première partie d’Un train pour Pétrograd commence par une scène poignante dans les tranchées de la première guerre mondiale où Français et Allemands montent à l’assaut. La vision d’horreur de cette « boucherie humaine » pousse un jeune soldat à cesser le combat et à vouloir déserter. Mais un officier menace de le tuer.
Puis le générique de début, qui dure une minute, défile sur l’écran. On y voit un zoom arrière sur une carte de l’Europe où apparaissent les deux fronts de la guerre pour l’Allemagne, le front de l’ouest et le front de l’est. Chacun est matérialisé par des petits parallélépipèdes rouges qui représentent les troupes ennemies du Kayser et bleu pour les troupes allemandes, chacune surmontées par des petits drapeaux de la nationalité des troupes armées. Ces petits modèles sont souvent utilisés dans des jeux de plateaux, comme par exemple les maisons et les hôtels du Monopoly.

Puis, à côté du contexte géographique du téléfilm, apparaît la date des premières scènes : février 1917.

Quelques lignes explicatives précisent qui sont les belligérants à ce moment précis du conflit.

On découvre que cette carte de l’Europe se trouve dans une salle de l’Etat-Major allemand dont on aperçoit des officiers supérieurs en discussion.
Puis le générique précise qu’en Russie, Kerensky, considéré comme un modéré par les révolutionnaires, a remplacé le régime du Tsar Nicolas II, par un gouvernement provisoire dirigé par un autre prince.

Des milliers de réfugiés ont fui la Russie et se sont dispersés en Europe au cours des douze années précédentes. Les dissidents sont politiquement divisés en de nombreux groupes. Ils rêvent de rentrer chez eux pour construire un nouvel avenir.

Puis il est indiqué que les fronts de la guerre sont des bains de sang qui ont déjà fait trois millions de morts.

Le générique se termine en indiquant que la salle où se trouve la carte et les officiers allemands se trouve au Ministère de la Guerre à Berlin.

Puis on découvre les généraux allemands disserter sur la nécessité de faire disparaître rapidement le front de l’est. Pour appuyer la démonstration, un des personnages pousse avec une réglette les cubes représentant les troupes du front oriental.

Les unes après les autres, les troupes allemandes sont transférées virtuellement sur le front de l’ouest.

Puis cette scène se termine avec un nouveau zoom au-dessus de la grande carte.

Ce procédé cinématographique est très classique et ancien dans l’histoire du cinéma comme l’a déjà montré ce site dans de nombreux films.
Cet extrait associe un double mouvement : celui de la caméra, qui alterne un zoom arrière puis un zoom avant sur la carte-plateau du théâtre des opérations militaires, et celui du déplacement des divisions militaires ajoutant une dimension temporelle aux dimensions spatiales représentées par la localisation des petits parallélépipèdes sur la carte.

Ce dispositif de géovisualisation permet de « planter le décor » géographique et historique de façon visuelle et pédagogique. Il montre aussi l’usage des cartes dans les salles de guerre  largement utilisées lors de la première guerre mondiale dans toutes les armées modernes. Enfin, il représente le déplacement de troupes militaires faites d’hommes et de matériels sous la forme de petits objets symboliques que les officiers supérieures déplacent au gré de leur désirs, de leurs espoirs, de leurs craintes et, la plupart du temps, de leurs folies.

La scène des officiers décidant ainsi dans une salle de commandement de l’avenir du monde est un thème récurrent du genre du cinéma de guerre. Il est traité de façon classique à l’aide de cartes et plus récemment à l’aide d’écrans d’ordinateurs, d’écrans géants où sont vidéoprojetés les déplacements d’unités militaires et, dans certain cas, la simulation des zones d’impact d’armes nucléaires.

La révolution russe de 1917 fut un événement majeur qui rebattit largement les cartes dans le déroulement du conflit mondial, mettant totalement en cause les prévisions des officiers des armées du Kayser, qui pensaient sortir vainqueurs de ce conflit.

English

Sorry, no translation yet. Ready to give a hand ? Anyway, give a look to the automatic Google translation bar in the top-right of this page to get an idea of the content in your language.

Reference/Référence

  • Work Title/Titre de l’œuvre : Un train pour Pétrograd (2 parties)
  • Author/Auteur : Damiano Damiani
  • Year/Année : 1988
  • Field/Domaine : Cinema
  • Type : Drame historique
  • Edition/Production :  Rai 2 etTaurus Film en collaboration avec Österreichischer Rundfunk (ORF), Zweites Deutsches Fernsehen (ZDF) et Televisión Española (TVE)
  • Language/Langue : Français/Anglais/Italien
  • Geographical location/localisation géographique : France, Allemagne
  • Remarks/Notes:
    • Machinery/Dispositif : Cartes
    • Location in work/localisation dans l’œuvre : Générique du début du 1er épisode
    • Geographical location/localisation géographique :
    • Remarks/Notes :
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s