Exposition Martin Scorsese à la Cinémathèque française : « un sens inné de l’espace »/Martin Scorsese exhibition at Cinémathèque française : « an innate sense of space »

From 16 October 2015 to 14 February 2016, the Cinémathèque française presents the exhibition « Scorsese, l’exposition ». This exhibition which opened on October 14 in the presence of American film maker Martin Scorsese and the President of the French République F. Hollande, offers an opportunity to return to the life and work of this Sicilian immigrant’s son who was born and lived in New York and whose birthplace is the setting but also the main character in many of his films (Who’s that knocking at my door ? Mean Streets, Taxi Driver, etc.), being mentioned in several titles of his movies (New-York New-York, Gangs of New-York, etc.)

Du 14 octobre 2015 jusqu’au 14 février 2016 la Cinémathèque française présente l’exposition « Scorsese, l’exposition ». Cette exposition qui a été inaugurée le 16 octobre en présence du réalisateur américain Martin Scorsese et du Président de la République française F. Hollande, offre l’occasion de revenir sur la vie et l’œuvre de ce fils d’immigré sicilien qui naquit et vécut à New-York et dont la ville de naissance constitue le décor mais aussi le personnage principal de nombre de ses films (Who’s that knocking at my door ? Mean Streets, Taxi Driver, etc.), allant jusqu’à être citée dans plusieurs titres de ses films (New-York New-York, Gangs of New-York, etc.).

English Français

English

Sorry, no translation yet. Ready to give a hand ? Anyway, give a look to this automatic Google translation to get an idea of the content.

Français

De parents d’origine sicilienne, Martin Scorsese est né en 1942 à New-York. Dans l’exposition on peut voir un plan maquette de la ville qui présente, sur quatre écrans différents, des extraits de plusieurs des films de Scorsese.

Ces écrans sont « reliés » par des fils tendus aux quartiers de la ville où ont été tournés ces extraits en décor naturel. Parmi ces quartiers, c’est celui de Little Italy où naquit et vécut le réalisateur qui est le plus représenté et qu’on retrouve notamment dans « Les affranchis », « Taxi Driver », « New-York New York » « Le Temps de l’innocence ».

En plus de l’exposition, la Cinémathèque propose sur son site Internet consacré à cet événement, une rubrique intitulée Martin Scorsese histoires de New-York qui est une cartographie interactive de la ville de New-York où sont géoréférencées des extraits des films de Scorsese.

Pour chacun des films de Scorsese qui se déroule à New-York, les lieux de tournage sont géoréférencés sur un fond cartographique GoogleMaps.

(Cartographie interactive d'un extrait de Taxi Driver géoréférencé)En cliquant sur les icônes dont la couleur diffère selon les films, un extrait apparaît dans une fenêtre. On peut ainsi voir les concentrations spatiales des lieux new-yorkais représenté dans les films du réalisateur.

Sur le site internet consacré à cette exposition par la Cinémathèque, le Directeur Général de la Cinémathèque Serge Toubiana affirme « Il y a dans l’œuvre de Scorsese une vitesse proprement hallucinante du récit, qui redouble un sens inné de l’espace, l’un ne va pas sans l’autre. Les personnages se meuvent à une vitesse foudroyante, comme s’ils voulaient rattraper la voix off qui les guide et les surplombe, à la fois leur voix intime, celle de leur conscience et de leur cheminement chaotique vers leur destinée tragique, mêlée à celle du metteur en scène qui les filme et les regarde sans jamais les juger. C’est le point le plus caractéristique du cinéma de Scorsese, cette vitesse du récit, cette manière de mettre les personnages sur une sorte de « grand huit » qui les précipite vers leur fin tragique. Plaisir du vertige, jouissance de la vitesse, mise à l’épreuve du Temps. Scorsese a souvent du génie lorsqu’il parvient à faire coexister, dans ses films, l’espace réel des personnages et l’espace mental, en proie à une sorte de descente aux enfers incontrôlable et frénétique sur laquelle ils n’ont plus prise. Revoir son dernier film, très réussi, Le Loup de Wall Street.  (…) Mon film préféré de Scorsese est celui où la voix off est omniprésente et confère au récit une profondeur romanesque absolue – je parle du Temps de l’innocence. Le temps et l’espace s’y conjuguent avec une harmonie et une splendide mélancolie, une tristesse infinie »

A propos de l’une des marques de fabrique de Martin Scorsese dans sa façon de filmer, le plan séquence qui immerge le spectateur dans des lieux que le cinéaste veut faire découvrir en suivant les acteurs Bernard Benoliel, directeur de l’action culturelle et éducative à la Cinémathèque française, décrypte ce type plan-séquence à partir dans 6 extraits. A cette occasion, le critique de cinéma parle de « cinéma endoscopique » c’est-à-dire qui conduit le spectateur dans les espaces que le réalisateur veut lui faire découvrir et comprendre de l’intérieur. Martin Scorsese a ainsi largement utilisé le procédé de la caméra dite Steadicam, un dispositif de caméra mobile, créé par Garrett Brown en 1972 et qui facilite ce type de plan séquence.

Dans un montage sur New-York vu par Martin Scorsese réalisé par Robert Kolodny, on peut retrouver une série de plans sur la ville extraits de plusieurs des films sur la ville de New-York qui a tant inspiré le cinéaste.

A la fin de ce montage, on retrouve, en fondu enchaîné, plusieurs images reconstituées ou prises du même point de vue montrant l’évolution du quartier de Manhatattan, vue depuis Brooklyn, issues du film « Gangs of NewYork », réalisé par Scorsese en 2002.

(Affiche de Gangs of New-York)C’est une vue schématisée de la ville de New-York qui est intégrée dans l’affiche du film « Gangs of New-York ».

Et c’est ce même genre de vue de la ville qui avait déjà été utilisée dans l’affiche du film « New-York New-York » tourné par Scorsese en 1977.

(Affiche de New-York New-York)C’est dire l’importance de la ville et de ses représentations pour le cinéaste italo-américain, fils d’immigré issu d’un autre continent pour lequel New-York a incarné, à ses yeux comme à ceux de millions d’immigré, la ville de leur « rêve américain ».

Le paradoxe est que la plupart des plans du New-York du milieu du XIXème siècle recréés pour le film Gangs of New-York ont été tournés…dans les studios de Cinecittà à Rome.

A noter qu’à partir du 18 octobre, en parallèle de l’exposition, la chaîne ARTE propose un Cycle Martin Scorsese au cours duquel on pourra (re)voir six de ses plus grands films, sa trilogie sur le cinéma américain et un numéro spécial de Personne ne bouge !

A cette occasion, Arte propose sur son site Internet un dossier dans lequel on pourra trouver notamment une rubrique consacrée à Scorsese entre deux viles New-York et Hollywood.

Information :

« Scorsese, l’exposition ». La Cinémathèque française, Paris, jusqu’au 14 février 2016.

NB : Cette exposition a été initialement conçue à Berlin en 2013 par la Deutsche Kinemathek.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s