Exposition « Pasolini Roma » à la Cinémathèque française /Exhibition « Pasolini Roma » at the Cinémathèque française

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Affiche de l’exposition « Pasolini Roma » (copyright Cinémathèque française, 2013)

From 16 October 2013 to 26 January 2014,  the exhibition « Pasolini Roma » holds at the Cinémathèque française  in Paris. This exhibition proposes six sections  corresponding to different periods of Pasolini’s life, especially in Roma, which was both the place where he lived from 1950 to his death in 1975, and the place where he made several of his films. For Pasolini, Roma was not only the city where he came with his mother in 1950, but it was the city that inspired him for most of his works as writer, novelist as well as filmaker.

Du 16 Octobre 2013 au 26 Janvier 2014 l’exposition «Pasolini Roma » tient à la Cinémathèque française à Paris. Cette exposition propose six sections correspondant aux différentes périodes de la vie de Pasolini, en particulier dans Roma, qui était à la fois le lieu où il vécut de 1950 à sa mort en 1975, et le lieu où il a fait plusieurs de ses films. Pour Pasolini, Roma n’était pas seulement la ville où il est venu avec sa mère en 1950, mais elle est la ville qui lui a inspiré la plupart de ses œuvres en tant que scénariste, romancier et cinéaste.

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Site internet Pasolini Roma (copyright Cinémathèque française, 2013)

Site internet Pasolini Roma (copyright Cinémathèque française, 2013)

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L’exposition « Pasolini Roma » qui a lieu à la Cinémathèque française, est une co-production européenne qui a été présentée à Barcelone et qui le sera ensuite à Rome puis à Berlin. Cette exposition invite le visiteur à découvrir les liens passionnés et passionnels entre Pier Paolo Pasolini et la ville de Rome et que souligne le sous-titre de l’exposition « Rome par l’artiste italien le plus scandaleux du XXème siècle« . Le film d’Alain Bergala « Pasolini, la passion de Rome » , qui sera diffusé sur Arte en janvier 2014, résume bien cette relation si particulière entre Pasolini et Rome. « L’exposition propose un parcours chronologique à partir de l’arrivée de Pasolini à Rome en 1950, et explore les sites pasoliniens de la ville et de sa périphérie, en passant par les relations amicales du cinéaste avec les poètes et intellectuels de son époque , la poésie, la politique, le sexe, l’amitié, le cinéma ». L’origine de cette relation si étroite et si contrastée entre la capitale italienne et le cinéaste, né en 1922 à Bologne, se retrouve dans ses œuvres écrites (romans, nouvelles, critiques, articles de journaux) aussi bien que dans ses œuvres filmées.  « Après avoir vécu ses premières années dans le Frioul, Pasolini arriva avec sa mère en train à Rome en 1950. Il y vécut pendant plusieurs années dans une grande précarité et dans un quartier pauvre, renforçant ses convictions militantes et définitivement anti-bourgeoises.

L'une des nombreuses cartes et plans de Rome qui localisent les lieux d'importance pour Pasolini (copyright Cinémathèque française, 2013)

L’une des nombreuses cartes et plans de Rome qui localisent les lieux d’importance pour Pasolini (copyright Cinémathèque française, 2013)

Il fit la connaissance de nombreux écrivains (Alberto Moravia, Elsa Morante, Girogio Bassani, etc.) et  de cinéastes comme Mario Soldati, Mauro Bolognini, ou encore Federico Fellini, pour lesquels il commença à écrire certains passages des scénarios et des dialogues de leurs films comme « La fille du fleuve » (1954), « Les nuits de Cabiria » (1957) « Le bel Antonio » (1960), « La dolce vita  » (1960). En 1962, Pasolini réalise son premier film « Accatone« . « La banlieue de Rome est le décor permanent du film. Pasolini fréquentait ces paysages. Il y avait des amis et son goût pour les ballades l’y amenait souvent. (…) La plupart des scènes se passent (…) [dans] l’univers des borgate, des terrains herbeux, désolés.  » Pasolini voulait tourner dans ces bidonvilles qui illustraient les conditions de vie des populations pauvres, plutôt que dans les villes nouvelles alors en plein essor, vitrines politiques urbaines et sociales de l’après-guerre, et plutôt habitées par des populations plus aisées. En 1961, Pasolini écrit et tourne « Mamma Roma« , où la ville de Rome tient là aussi une place tout aussi importantes que celles des acteurs, en particulier par l’opposition entre les quartiers riches et les quartiers pauvres, lieux de la prostitution, où vit le personnage principal joué par Anna Magnani. C’est elle que Pasolini avait découverte dans le film de Roberto Rosselini  « Rome, ville ouverte » (1945), considérée comme l’un des films majeurs du néoréalisme italien de l’après-guerre

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Site cartographique « Pasolini Roma » (copyright Cinémathèque française, 2013)

En complément de l’exposition et des cartes papier avec les punaises des lieux d’importance pour Pasolini, la Cinémathèque française propose un site cartographique interactif , « Pasolini Roma« ,  sur lequel apparaissent ces mêmes lieux de la capitale italienne qui ont compté pour Pasolini, parce qu’ils peuvent être rattachés à des épisodes de sa vie ou à certaines de ses œuvres et qui sont illustrés par des photos ou des extraits de films.

A noter que le 28 octobre a lieu à la Cinémathèque française une journée d’étude intitulée « Pier Paolo Pasoloni, le village et le monde » et consacrée « au rapport du cinéaste aux villes, aux lieux et à leur histoire, aux territoires et à leurs marges« .

Enfin, avis aux amateurs : Télérama et la Cinémathèque française proposent aux visiteurs de l’exposition, à travers un événement baptisé « Pasolini Roma Hors les murs« , « de parcourir leur ville et sa périphérie et de la photographier à la manière du cinéaste-poète italien« . Le jury est composé notamment de cinéastes de renom. On attend avec impatience de voir les œuvres primées…

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