Children of the Damned / Les enfants des damnés – Leader

Children of the Damned (Leader, 1963) is not really the sequel of the Village of the Damned but the topic of the movie is quite the same :  a group of children with scaring psychic powers are threatening the world. The film is not as coherent as the first one, but there is an impressive scene in the map room of the War Department. The analysis  of the very different  spatial logic of the two movies is also very illuminating.

Les Enfants des damnés (Leader, 1963), sans être réellement la suite du Le village des damnés, reprend sa thématique générale : un groupe d’enfants aux pouvoirs psychiques inquiétants menace le monde.  Le film n’est pas aussi cohérent que le premier, même s’il comporte une scène impressionnante dans la salle des cartes du Ministère de la Guerre. La comparaison des logiques spatiales des deux films est aussi très éclairante.

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Malgré une très belle image en noir et blanc et quelques plans superbes, le film n’atteint pas la simple efficacité et la tension dramatique du premier. Il manque de cohérence et de rythme. Les acteurs sont peu crédibles, les symboles appuyés, le scénario parfois maladroit et la fin  sans réelle consistance.

Les dispositifs spatiaux y sont moins présents que dans le premier. Les logiques spatiales des deux films sont d’ailleurs très différentes. Le premier film se passe dans une communauté villageoise très circonscrite d’où le film sort très peu. Les enfants vivent une vie d’abord séparée puis se rassemblent en faisant corps, et deviennent alors comme un organe menaçant qu’il faut expulser. La première carte sur laquelle l’officier entoure du doigt le village puis le marquage au sol de ses limites expriment cette figure de la clôture  sur laquelle le film est construit. Le village isolé, la grossesse des femmes et cette vie extra-terrestre qui se développe à l’intérieur de leur ventre, le mur mental que Gordon Zellaby essaie de maintenir, autant de limites que le film construit successivement avant de les dynamiter. Ce confinement est répété avec le canari dans sa cage, le pilote dans son avion, l’homme dans sa voiture et la maison finale … Même les autres apparitions des enfants inquiétants se font dans des lieux circonscrits et isolés que l’on pointe successivement sur la carte : Irkutsk, la Sibérie soviétique, les Inuits au Canada et le Nord de l’Australie.  Ces noyaux connaîtront d’ailleurs tous le même funeste sort. A cette figure du confinement s’oppose logiquement  le rayonnement invisible  des compteurs Geiger, de la radiographie de la grossesse et, bien sûr, de  la télépathie ainsi que l’image du plan final. Outre ses qualités formelles, une part du charme du film vient de cette grande cohérence spatiale. 

Le second film semble construit de manière complètement antithétique au premier, même si certains éléments lui font écho: David et Paul, la montre et le chronomètre, l’École et l’Église, le puzzle et la boîte à secrets. La première différence est que le second film est aussi urbain que l’autre était rural. Le décor est un Londres fantomatique, vide d’habitants, fascinant et mystérieux, que les héros adultes parcourent en tous sens, comme au hasard. On a aussi un processus de confinement mais plus pauvre et réduit cette fois aux enfants : issus de différents endroits du monde, ils se rassemblent à Londres, puis se réfugient dans une église abandonnée, et enfin dans la crypte de l’église. Il se redéploient ensuite dans leurs ambassades respectives avant de revenir à l’Église. L’espace est cependant fragmenté et confus, les trajectoires hésitantes et arbitraires.

Par rapport au premier, le géopolitique et le militaire ont pris le pas sur la science. Chacune des ambassades veut récupérer son prodige pour l’utiliser dans ses projets guerriers. Mais comme les enfants communiquent à distance, chaque pays se rend compte du risque qu’il courrait à les disperser. Il est donc logique de choisir la salle des cartes du Ministère de la Guerre pour éliminer les 3 puissances (Gouvernement, Police, Armée) qui ont successivement menti à Paul. Enfin, la dernière différence est dans le passage du temps:  ces enfants ne sont pas extra-terrestres comme dans le premier, mais extra-temporels, si l’on peut dire, comme le sous-entend le premier plan du film. Ils sont aussi sans passé tandis que nous avions vu grandir (rapidement) les enfants du Village des Damnés.

Il reste cette étonnante scène dans laquelle le militaire arrache le cordon du système de suspension des cartes topographiques pour en faire un instrument de strangulation. Fétichistes des cartes, à voir absolument !

Reference/Référence

  • Work Title/Titre de l’oeuvre: Children of the damned / Les enfants des damnés
  • Author/Auteur : Anton Leader
  • Year/Année : 1963
  • Field/Domaine : Cinema
  • Type : Science fiction, fantastique
  • Edition/Publication : Metro-Goldwyn-Mayer British Studios
  • Language/Langue : En
  • Geographical location/localisation géographique :#London, UK
  • Remarks/Notes :
    • Machinery/Dispositif : Maps
    • Location in work/localisation dans l’œuvre : 1:11
    • Geographical location/localisation géographique :
    • Remarks/Notes :
(nord de l’Australie,no

3 réflexions sur “Children of the Damned / Les enfants des damnés – Leader

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