Short Cuts in Los Angeles

Short Cuts, another movie of  Robert Altman (see this post about The Gingerbread Man), is adapted from short stories of Raymond Carver transposed to Los Angeles.  When the stories of Carver about several couples were independent, Altman connects them by inventing family or neighborhood links or by making a character the cause of events that happen in another story. If the characters intersect incessantly throughout the film, it is always incidental and occasional, even if the consequences can be significant. We follow them in their wanderings through the city or the Los Angeles region, but their stories never converge. They share relationships but they do not seem to have really anything in common. Only the film narrative brings them together and also the use of music that spreads very often from a shot of a story to another. The closing credits displaying Los Angeles maps indicate what all those characters actually share …

Dans Short Cuts, un autre de ses films (voir ce billet sur The Gingerbread Man), Robert Altman transpose le recueil de nouvelles de Raymond Carver à Los Angeles. Chez Carver, les récits qui racontent les histoires de plusieurs couples étaient indépendants. Altman les connecte entre eux en inventant des liens familiaux ou de voisinage, en faisant d’un personnage d’une histoire la cause de ce qui arrive dans une autre histoire. Si les personnages se croisent de manière incessante au cours du film, c’est toujours de manière incidente et ponctuelle, même si les conséquences peuvent être importantes. Nous les suivons dans leurs déambulations en ville ou dans la région, mais leurs histoires ne convergent jamais. S’ils ont des relations entre eux, ils ne semblent rien avoir en commun. Seule la trame narrative du film les rassemble, ainsi que l’utilisation de la musique qui déborde très souvent d’un plan et d’une histoire à l’autre. Les plans de Los Angeles du générique final nous donnent une indication sur ce qu’ils partagent réellement.

English Français Reference

English

There are actually two moments in the movie where the characters all live together the same thing at the same time. Early in the film, choppers fly over the city to disseminate insecticide ; at the end the whole city suffered an earthquake. What the characters have in common is Los Angeles, that is actually the main character of the film. The movie begins with a large night view of the city shot from the hills and closes with the same shot in the morning. The city is placed under the sign of threat, catastrophe (the Big One) and disorder. Always on the edge of the cliff and always ready to slip into the tragic or the sordid. But thanks to her extraordinary and weird energy the town would always be able to adapt and survive. It is the conclusion of  the shopper pilot, ironically named Stormy Weathers, after a flight over the city during the earthquake: « Everything seemed normal to me. What a beautiful sight L. A. is and how lucky to live here ! « . Altman pays homage to this very special city. It is therefore logical that the closing credits take place in front of city maps shots with the camera running left and right continuously, as it was searching for something, short cuts perhaps ?

Read also this interesting post. Another exemple of closing credits using a Los Angeles Map can be found in He Walked by Night.

Français

Il y a pourtant deux moments où tous les personnages vivent simultanément la même chose : au tout début du film quand les hélicoptères diffusant de l’insecticide survolent la ville et à la fin quand celle-ci subit un tremblement de terre. Ce que les personnages ont en commun c’est Los Angeles qui est en fait le personnage principal du film. Celui-ci s’ouvre d’ailleurs sur un plan nocturne de la ville vu des collines et se ferme sur le même plan au matin. La ville est placée sous le signe de la menace et de la catastrophe (le Big One), au bord du précipice et toujours prête à déraper dans le tragique ou le sordide. Mais par son extraordinaire énergie bizarre elle serait toujours capable de survivre et de s’adapter. C’est ce que conclut le pilote d’hélicoptère au nom d’ailleurs ironique Stormy Weathers (Temps Orageux) après l’avoir survolée durant le tremblement de terre :  » Tout m’a semblé normal. Quelle vue splendide que L.A. et quelle chance d’habiter ici ! ». Altman rend là hommage à cette ville hors normes. Il est donc logique que le générique de fin se déroule sur une succession de plans de la ville, que la caméra parcourt en continu, comme si elle scrutait l’espace à la recherche de ce qui pourrait bien être des raccourcis (short cuts).

Lire aussi cet intéressant billet (en anglais). Un autre exemple de générique sur un plan de Los Angele se trouve dans le plus ancien Il marchait la nuit

Reference/Référence

  • Work Title/Titre de l’oeuvre: Short Cuts
  • Author/Auteur : R. Altman
  • Year/Année : 1993
  • Field/Domaine : Cinema
  • Type : Comedy, Drama
  • Edition : Fine Line Features, Spelling Films International, Avenue Pictures Productions
  • Language/Langue: en
    • Machinery/Dispositif : map
    • Location in work/localisation dans l’œuvre : closing credits
    • Geographical location/localisation géographique : Los Angeles, US
    • Remarks/Notes :

Une réflexion sur “Short Cuts in Los Angeles

  1. Pingback: He walked by night / Il marchait la nuit « (e)space & fiction

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