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Archive de la Catégorie ‘Analysis/Analyses’

Duel (Spielberg) : the map of the road of the narration

3 mars 2012 2 commentaires

Source : Laurent Bouzereau, Duel, Conversation avec Stephen Spielberg, 2001

Duel, Spielberg’s first film, tells the pursuit of a car by a mad tanker truck. It is is shot entirely at ground level, with no aerial or dominating view. The camera is most of the time situated at shoulder-high or even at “bumper-high”. Filming tangentially to the earth surface generates suspense but also a feeling of confinement and oppression for the spectator literally glued to the road. There is however a hidden map of this movie, that Spielberg unfolds in the bonus of the DVD.

Duel, le premier film de Spielberg, qui raconte la poursuite d’une voiture par un camion fou est entièrement tourné au niveau du sol. Aucune vue aérienne, très peu de recul. La caméra est à hauteur des pare-chocs et de l’habitacle des véhicules, plus rarement sur un bas-côté à peine surélevé. Ce filmage  tangentiel  participe du suspense mais aussi du sentiment d’enfermement et d’oppression du spectateur, littéralement collé au ras du bitume. Il existe pourtant une carte cachée du film que Spielberg dévoile dans les bonus du DVD.
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Metropolis : at the Origin of Modern Urban Imagination / A la source de l’imaginaire urbain moderne

1 novembre 2011 4 commentaires
Urban shapes of Fritz Lang Metropolis/Les formes urbaines de Metropolis de Fritz Lang

Urban forms of Fritz Lang’s Metropolis/ Les formes urbaines de Metropolis de Fritz Lang

We announced here the  Cinematheque Française exhibition  from October 19, 2011 to January 29, 2012 about  Metropolis, the Fritz Lang’s film . On this occasion, the new version of the film, restored in 2010, will be shown to the public. This version  is 150 minutes long with the 30 minutes extra discovered in Buenos Aires in 2008, that had been removed from the original version. It is not possible to discuss this movie and the myth that has been forged along time without addressing  the question of  architecture and urban planning so spectacularly presented in the movie.   The City of New York was a major inspiration for the director  and Metropolis inspired many science fiction artists in Cinema, literature or comics.

L’annonce a déjà été faite ici de l’exposition que la Cinémathèque Française présente du 19 octobre 2011 au 29 janvier 2012 autour du film Metropolis de Fritz Lang. A cette occasion, une nouvelle version de ce film, restaurée en 2010, est proposée au public à partir d’une copie complète de 150 minutes découverte à Buenos-Aires en 2008, qui permet ainsi de découvrir les 30 minutes que la version expurgée avait supprimées. On ne peut pas évoquer ce film et la “fabrique de son mythe”, sans aborder la façon dont les images et l’architecture de la ville du futur imaginée par Fritz Lang, ont été mises en scène dans ce film. La ville de New-York fut une source d’inspiration majeure du cinéaste pour cette œuvre, tout comme elle le resta pour de nombreux films et artistes de science fiction qui revendiquèrent leur héritage de Metropolis.

Real Properties: Fake Estates – Matta-Clark

29 août 2011 1 commentaire

Gordon Matta-Clark was a conceptual artist from the downtown New-York art scene during the 1970s whose work focused on the physical changes affecting New-York during the post-war decades. His work Real Properties : Fake Estates (RPFE) (1973-1974) documents some of these changes and their consequences on the urban fabric of the city. The course of this work within the art market gives us a rich series of examples of spatial machineries used in what we could call “the art of land” (drawing on the work of the French geographer Anne Volvey) e.g. all the artistic tactics which attempt to use and subvert both the ways space is legally appropriated and all the surveying, delineating and occupying methods that are associated with this process of appropriation.

Artiste conceptuel de la scène new-yorkaise des années 1970, Gordon Matta-Clark s’est intéressé aux transformations physiques de New -York pendant les décennies d’après-guerre. Son œuvre Reality Properties : Fake Estates (RPFE) (1973-1974) en documente certaines conséquences. Le parcours de cette œuvre sur la scène et le marché de l’art contemporain met en scène un riche échantillon des différents dispositifs spatiaux utilisés dans un courant qu’on pourrait nommer “l’art foncier” (ou « l’art du land » pour reprendre le terme utilisé par la géographe Anne Volvey) et qui désigne les pratiques artistiques qui visent à utiliser et détourner les modes légaux d’appropriation de l’espace et toutes les méthodes d’arpentage, de délimitation, d’occupation qui y sont associées.

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Stanley Kubrick : War Room and Space Rationality / salle de commandement et rationalité de l’espace

9 juillet 2011 1 commentaire

Inside the war room set of Dr Strangelove / Dans le décor de la “War Room” de Dr Folamour

Stanley Kubrick, who died in 1999, is considered as a genius film director. He made only 13 films in 46 years, mainly because of his perfectionism and because of his insistence to gather a very high level of details before beginning to make the film.  However,  he was also the writer and the producer of the majority of his movies, which allowed him to make his own choices and to take risks, as do all visionary artists. Before  becoming a film director, he began his career as a photographer who was recognized very early on, and who was attracted by relations between men and the space of their life and dreams. He was always looking for what mankind is made of and how chance may let a man fall into a good  or bad side.

Stanley Kubrick, décédé en 1999, est considéré comme un réalisateur de génie. En 46 ans, il a fait seulement 13 films, principalement en raison de son sens du perfectionnisme et du très haut niveau de détails qu’il a toujours voulu fixer avant de commencer à faire des films. Mais il était aussi scénariste et producteur de la majorité de ses films, lui permettant de faire ses propres choix et de prendre des risques comme le font tous les artistes visionnaires. Mais avant d’être un réalisateur de cinéma, il a commencé sa carrière comme photographe, reconnu très tôt et qui était attiré par les relations entre les hommes et l’espace de leur vie et de leurs rêves. Il était toujours à la recherche de ce dont est faite l’humanité et comment le hasard peut laisser tomber l’homme du côté du bien ou de celui du mal.

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Easy-Rider : a mythic geographical road-movie/un mythique road-movie géographique

20 juin 2011 2 commentaires

Movie picture. Image du film. Copyright Peter Fonda, William Haywood, Bert Schneider, 1968

Easy Rider (Hopper,1968) is considered as the typical road movie, even as a manifesto of this type. The film was directed by  the American actor  Dennis Hooper, who died in May 2010. In late 2008, the Cinemathèque Française presented a wonderful exhibition entitled “Dennis Hopper and the New Hollywood”. As  Matthew Orleans, curator of the exhibition wrote it :  ” With Easy Rider, nihilist and metaphysic road movie , with an explosive soundtrack, a whole new world order is born”.

Easy Rider, considéré comme le film typique des road-movies, voire comme un véritable manifeste de ce genre, a été réalisé en 1968 par Dennis Hooper, acteur et réalisateur américain, décédé en mai 2010. Fin 2008, la Cinémathèque Française avait consacré une très belle exposition intitulée “Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood. Comme l’écrit Matthieu Orléan, commissaire de l’exposition “Avec Easy Rider, road-movie nihiliste et métaphysique, à la bande son explosive, c’est un tout nouvel ordre du monde qui advient.

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Zig-Zag – A didactical fiction / Une fiction didactique – Raoul Ruiz

6 juin 2011 3 commentaires

Le territoire et la carte sont reliés par le doigt et son ombre

As clearly described in its subtitle, the movie Zig-Zag (dir. Raul Ruiz 1980) is “a didactical fiction about cartography.” This “cine-cartographic” essay navigates between the documentary and the fiction, the map and the territory, the dream and the reality. Made in the context of the art exhibit “Cartes et figures de la terre” that took place in Paris in 1980, this short surrealist movie (22 min.)  tells the story of a man named “H” caught in the worst type of nightmare – a “didactical nightmare” – which is going to take him way beyond the limits of the map and the territory.

Comme l’indique son sous titre, le court métrage de Raul Ruiz Zig-Zag (1980), est « une fiction didactique à propos de la cartographie ». Cet essai ciné-cartographique de 22 minutes navigue entre le documentaire et la fiction, entre la carte et le territoire, entre le rêve et la réalité. Réalisé dans le contexte de l’exposition “Cartes et figures de la terre” qui s’est tenue à Paris en 1980, ce film surréaliste raconte l’histoire d’un certain “H” qui se trouve pris dans le pire type des cauchemars – le « cauchemar didactique » – qui va l’entraîner bien au-delà des limites de la carte et du territoire.

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Eric Rohmer, an “urban cine-geographer” ? / un “cinégéographe” de la ville ?

"Paris vu par..." Movie image. Image du film. (Copyright Opening et Aventi Distribution) 1965

Eric Rohmer was part of the  “Nouvelle Vague” movement that radically changed the French cinema at the end of the ’50s and during the ’60s. He filmed the French urban landscapes and its profound transformation during these years. He has always been attentive in his films to the importance of urban places  and more generally to the role of the places  in the life and the behaviour of his characters. Besides being a “storyteller”, he was also a reporter who described the development of  cities, towns and countryside nearby, especially Paris and the Paris region between the ’60s to the ’90s.

Membre de la “Nouvelle vague” du cinéma français à la fin des années 50 et dans les années 60, Eric Rohmer fut un cinéaste des paysages urbains et de leurs profondes transformations dans ces années. Il eut un souci constant de montrer l’importance des lieux urbains dans la description et la compréhension des parcours de vie et de comportements des personnages de ses films. En plus d’être un “conteur”, il fut aussi  un reporter qui décrivit l’évolution des lieux de la ville et des campagnes environnantes, surtout de Paris et de la région parisienne, depuis les années 60 jusqu’aux années 90.

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Siodmak, The Killers : where are we? / Les Tueurs : où sommes nous?

The Killers (Siodmak,1946) is truly a classic of film noir. The opening scene is famous. Two men are sitting in front of a car driving at high-speed through the night. Then the camera scans the road and a sign shows up in the headlights: Brentwood, New Jersey. And below, in an ironic mode considering what is going to happen soon: Drive carefully. In the next shot, the camera is located in the village near a gas station. The light of a lamppost projects on the road the long shadows of the buildings. The credits start. In the middle, the silhouettes of two men show up walking in our direction. The killers approach the station. One of the most cartographical film ever begins, based upon a geographical “double-crossing”.

Les Tueurs de Robert Siodmak (1946) est un vrai grand classique du film noir. La scène inaugurale est célèbre. Deux hommes en ombres chinoises sont assis à l’avant d’une voiture qui file à vive allure dans la nuit. La caméra scrute ensuite la route et le faisceau des phares dévoile un panneau indicateur: Brentwood, New Jersey. En-dessous, ironiquement compte tenu de ce qui va se passer bientôt, est écrit : Conduisez prudemment. Dans le plan suivant, la caméra est placée dans le village à côté d’une station service. La lumière d’un lampadaire projette sur le bitume les ombres longues des bâtiments. Le générique démarre. Au milieu de celui-ci, les silhouettes de deux hommes se profilent qui avancent vers nous. Les tueurs s’approchent de la station service. Cette scène ouvre un des films les plus cartographiques qui soit, fondé sur un double jeu (“double-crossing”) géographique.

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Le mani sulla città / Main basse sur la ville – Rosi

Movie title image. Image du titre du film. Copyright 1963 ARIES, 2005 Editions Montparnasse

The Italian movies of 50s, 60s and 70s invented a new way to depict geography of Italy after second world war, especially urban landscapes. By describing what was supposed to become the geography of the new Italy, as well as its new architecture, urbanism and land planning, the Italian filmmakers wanted to show future face of  Italy, turning back to the past.

Le cinéma italien des années 50 aux années 70 a inventé une nouvelle façon de mettre en images la géographie de l’Italie de l’après guerre, en particulier les paysages urbains. En mettant en scène ce qui était supposé devenir la géographie d’une nouvelle Italie, autant que sa nouvelle architecture, son nouvel urbanisme et son nouvel aménagement du territoire, les cinéastes italiens voulaient montrer le futur visage de l’Italie tournant le dos au passé.

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Real and Imaginary Geographies – Twin Peaks of David Lynch – Géographies réelles et imaginaires

24 avril 2011 1 commentaire
Carte des environs de Twin Peaks dessinée par David Lynch

Hand drawn map of Twin Peaks by David Lynch. Carte de Twin Peaks dessinée de la main de David Lynch

These days Franco-German TV channel ARTE broadcasts episodes of Twin Peaks, made in the late 80′s by David Lynch and Mark Frost. This series includes a 90-minute pilot, a 90-minute episode and 28 episodes of 45 minutes, and was broadcast for the first time between April 1990 and June 1991 on ABC and between April and September 1991 on French TV Channel La Cinq “Twin Peaks” with the title “Mystères à Twin Peaks”. It was later rebroadcast on several cable channels. Here’s a quick analysis and geographic mapping of the series.

Ces jours-ci la chaîne de télévision franco-allemande ARTE diffuse les épisodes de la série Twin Peaks, réalisée à la fin des années 80 par David Lynch et Mark Frost. Cette série, comprenant un pilote de 90 minutes, un épisode de 90 minutes et 28 épisodes de 45 minutes, fut diffusée pour la première fois entre avril 1990 et juin 1991 sur la chaîne américaine ABC et entre avril et septembre 1991 sur La Cinq sous le titre “Mystères à Twin Peaks”. Elle fut ensuite rediffusée sur plusieurs chaînes du câble. Voici une rapide analyse cartographique et géographique de la série.

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The Good, the Bad, and the Weird / Le bon, la brute, et le cinglé – Ji-woonKim

14 mars 2011 3 commentaires

The Good, the Bad and the Weird (dir. Ji-woon Kim, 2008) is a remake of Sergio Leone’s masterpiece The Good, The Bad, and the Ugly (1966).  Beyond the fact that both versions unfold in different locations and at different times (1860s American civil war and 1930s Mandchuria), the presence of maps in both versions leads to question in more general terms the relationships between westerns and maps.

Dans Le bon, la brute et le cinglé, le réalisateur sud coréen Ji-woon Kim (2008) revisite le chef d’oeuvre de Sergio Leone Le bon, la brute et le truand (1966). Au delà du fait que ces deux versions se situent à deux époques et à deux endroits différents (Les États-Unis de la guerre civile des années 1860 et la Manchourie des années 1930), la présence de cartes dans les deux versions nous amène à nous interroger d’une manière plus générale sur les relations cartes/westerns.

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Swimming Home / Le nageur sublime

1 février 2011 1 commentaire

Filmed in 1966, The Swimmer by Frank Perry was a commercial failure when it was released in 1968 and has long been misunderstood. However, it is an intense and disturbing masterpiece. One morning between late summer and early autumn, a man in a bathing suit (B. Lancaster) enters the garden of a beautiful house and plunges directly into the pool. He is obviously an old friend of the owners. When he learns that other relations of them have built a pool in their house below in the valley, he develops an unusual project: returning home by swimming from pool to pool … This crazy idea is the beginning of a journey that will become more and more bizarre.

Tourné en 1966 et échec commercial à sa sortie en 1968, jamais vu en France avant 2010 The Swimmer (Le Plongeon) de Franck Perry longtemps méconnu se révèle un chef d’oeuvre intense et dérangeant. Un matin entre fin d’été et début d’automne, un homme en maillot de bain (B. Lancaster) pénètre dans le jardin d’une belle maison du Connecticut et plonge directement dans la piscine. Il est visiblement un vieil ami des propriétaires. Quand il apprend qu’une autre connaissance a fait construire une piscine dans leur maison plus bas dans la vallée, il élabore un projet insolite : rentrer chez lui en nageant de piscine en piscine … Cette idée un peu farfelue inaugure un parcours qui va devenir de plus en plus étrange.

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Antoine, the Little Prince is back! / Le Petit Prince revient!

18 janvier 2011 1 commentaire

Fresque des Lyonnais célèbres (détail), Lyon

The Little Prince created by Saint-Exupery has become a universal character. Translated into more than 200 languages, the poetic and philosophical tale written by the French aviator touches the hearts of people all around the world. Were you aware he left his planet to materialize on the Earth ? Do you want to know where and why?

Le Petit Prince de Saint-Exupéry est devenu un personnage universel. Traduit en plus de 200 langues, le conte poético-philosophique de l’aviateur français atteint visiblement quelque chose de profondément ancré chez tous les hommes. Il semblerait bien qu’il ait quitté sa planète pour se matérialiser sur la nôtre. Mais où précisément et pourquoi?

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Predator – McTierman

16 janvier 2011 Laisser un commentaire
Commando's map / La carte du commando

Commando's map / La carte du commando

Predator is a 1987 movie directed by John McTiernan. In Val Verde, a country bordering Guatemala, a joint task force, led by Major Alan “Dutch” Schaefer (Arnold Schwarzenegger), is assigned to rescue hostages in the jungle. The group is hunted by an extraterrestrial creature: the Predator. Two spatial machineries appear in the movie. One is really original.

Predator est un film datant de  1987, réalisé par John McTiernan. Au Val Verde, à la frontière avec le Guatémala, un commando dirigé par le major Alan «Dutch» Schaefer (Arnold Schwarzenegger) est envoyé dans la jungle afin de libérer un groupe d’otages enlevé par la guérilla. Les membres du commando deviennent bientôt les proies d’une créature extraterrestre : le Predator. Deux dispositifs spatiaux apparaissent au cours du film, dont un est on ne peut plus original.

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The 2 World Maps in Lola / Les 2 planisphères dans Lola. Jacques Demy

19 décembre 2010 1 commentaire

Lola is a sort of abstract ballet movie whose the scene is the town of Nantes. The film is about wait and boredom, planned departures and expected returns . There are two world maps in the film, both of them related to the character Roland Cassard. Both are a bit mysterious and fully cinematic. Both draw imaginary spaces, past and future, for the hero but also perhaps for the movie director.

Lola est un film ballet dont la scène est la ville de Nantes. C’est un film sur l’attente et l’ennui, les départs envisagés et les retours espérés. On trouve deux planisphères dans le film, tous les deux liés au personnage de Roland Cassard. Tous les deux sont un peu mystérieux et très cinématographiques. Tous les deux dessinent des espaces imaginaires, passé et futur, du héros mais aussi peut-être du cinéaste.

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The ‘Manitoba’ No Reply / Le Manitoba ne répond plus

5 décembre 2010 Laisser un commentaire

Source : le Manitoba ne répond plus. Hergé. Casterman

As already shown in this post, geographic space plays a fundamental role in the work of Hergé. In The ‘Manitoba’ No Reply, first volume of The Secret Ray from The Adventures of Jo, Zette and Jocko, published in 1952, the liner SS Manitoba indicates its position by radio, remains silent for 20 hours and send out a signal again..  What if we checked these coordinates on a map ?

Source : le Manitoba ne répond plus. Hergé. Casterman

Comme il est noté dans ce billet, l’espace géographique joue un rôle fondamental dans l’œuvre d’Hergé. Dans Le Manitoba ne répond plus, premier tome du Rayon des mystères des Aventures de Jo, Zette et Jocko, publié en 1952, le paquebot S.S. Manitoba indique sa position précise par radio, ne donne plus signe de vie pendant vingt heures avant d’émettre à nouveau… Et si l’on reportait ces coordonnées sur une carte ?

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The Social Network (Fincher) – les espaces du réseau

19 octobre 2010 1 commentaire

“The Social Network” . Excerpt of the trailer – Extrait de la bande-annonce

How to visualize a virtual network in a movie? It is the question the director David Fincher had to answer with his new film The Social Network, that tells the story of the young and famous Facebook founder, Mark Zuckerberg. There is no maps at all in Fincher’s film. Anyway, Facebook had not until recently incorporated geolocation functions. But the way Fincher organizes the different places of his fiction deserves analysis.

Comment traduire visuellement dans un film l’histoire de la création d’un réseau virtuel ? C’est en fait à cette question que devait répondre le réalisateur David Fincher dans The Social Network, film qui raconte l’histoire du jeune et fameux Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook. Aucune carte dans le film de Fincher, d’ailleurs Facebook n’a intégré que très récemment une fonction de géolocalisation. Mais la manière dont il met en scène les différents espaces de sa fiction mérite bien une analyse.

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M (Fritz Lang 1931): Murder and Modern Mapping

31 août 2010 4 commentaires

Cinematic Map in M - Oblique Perspective

M (dir. Fritz Lang 1931) tells the story of a serial killer who preys on children in 1930s Berlin, and who is on the run from police and an organized crime syndicate. The film begins with the murder of Elsie, the eighth child to be murdered. At the crime scene police find a paper bag filled with candy crumbs which leads the detectives to search for the store that sold the killer the candy. This search is represented by a cinematic map. This map is centered on the place where the body was found. The search process is illustrated by a compass drawing circles around the neighborhood to illustrate the widening of the search. This 18 secondes animated map can be considered as a turning point in the history of modern cartography since it is both an allusion to classical cartographic techniques and one of the first “modern” maps.

M (dir. Fritz Lang 1931) raconte l’histoire d’un tueur en série d’enfants dans le Berlin des années 1930, poursuivi par la police et par le crime organisé. Le film s’ouvre sur le meurtre de la petite Elsie, la huitième enfant à être assassinée. Sur les lieux du crime, la police trouve un sac de bonbons ce qui amène les détectives à enquêter auprès des vendeurs de confiseries situés à proximité.  Cette recherche est représentée par une carte cinématique. Cette carte est centrée sur le lieu du crime. La recherche des vendeurs de confiseries est illustrée par un compas traçant des cercles de plus en plus grands autour du lieu du crime. Cette carte animée de 18 secondes peut-être considérée comme un tournant dans l’histoire de la cartographie “moderne” puisqu’elle fait allusion à la fois aux techniques de cartographie classiques, tout en anticipant plusieurs méthodes de cartographie digitale contemporaine.

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GIS and Kurosawa / Kurosawa et les SIG

16 mai 2010 1 commentaire

In the movie High and Low – original title “Tengoku to jigoku”- (dir. Akira Kurosawa 1963), the police searches the kidnappers of the son of Gondo, the executive director of a shoe company in Japan (the child of Gondo’s chauffeur was in fact kidnapped by mistake). What’s interesting in this movie in terms of spatial machinery is a specific scene in which the police combines several geographic criteria manually on a map in order to find out the public phone from where the kidnapper regularly calls Gondo. This is the perfect example of a classic site selection exercise that could be part of an introductory GIS course.

Dans le film Entre le ciel et l’enfer – titre original “Tengoku to jigoku”- (dir. Akira Kurosawa 1963), la police recherche le kidnappeur du fils de Gondo, un dirigeant d’une entreprise de chaussure (En réalité c’est le fils du chauffeur de Gondo qui a été kidnappé par erreur). L’intérêt de ce film dans le contexte de l’étude des dispositifs spatiaux qui nous intéresse ici, c’est la présence d’une scène particulière dans laquelle la police combine différents critères spatiaux sur une carte pour localiser la cabine téléphonique à partir de laquelle le kidnappeur contacte Gondo. On se trouve ici dans un cas classique de sélection de lieu tel qu’enseigné dans les cours d’introduction aux SIG. Read more / Lire la suite

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The Amazing Secret Map of Mona Lisa / L’étonnant secret cartographique de la Joconde

8 mars 2010 24 commentaires

Everybody knows or thinks he knows Mona Lisa, the most famous painting in the world. But it is also a mysterious work that has given rise to many rumors and speculations. We propose here an original interpretation that considers the painting as a sophisticated spatial and cartographic arrangement. We first build our reasoning upon an idea advanced by the art historian Daniel Arasse. The landscape behind Mona Lisa can be related to the maps of the Toscany Leonardo da Vinci drew some years before he painted Mona Lisa. This fact can be related to the surprising observation made by three bloggers from Quebec, Hugo et René Lessard et Hélène Desy, who convincingly demonstrate that the strange and chaotic landscape situated behind Mona Lisa can be joined seamlessly by the opposite sides of the painting. Accordingly, the landscape in the center becomes perfectly identifiable. But the mystery get thicker. The painting presents now two faces and, as you will read below, two landscapes that symbolize the time passing by …

Chacun connaît ou croit connaître La Joconde, le tableau le plus célèbre au monde. Mais c”est aussi une œuvre mystérieuse qui a fait naître de nombreuses rumeurs et spéculations. Nous proposons ici une interprétation originale qui envisage ce tableau comme un dispositif spatial et cartographique sophistiqué. Nous nous appuyons d’abord sur l’idée avancée par l’historien de l’art Daniel Arasse selon qui le paysage de la Joconde doit être rapproché des travaux cartographiques que Léonard de Vinci réalisa quelques années avant La Joconde. Et nous reprenons l’étonnante observation faite par trois internautes québécois, Hugo et René Lessard et Hélène Désy qui montrent de manière convaincante que le paysage étrange et chaotique situé derrière la Joconde se raccorde par les côtés opposés du tableau. Dès lors, le paysage au centre devient identifiable, mais du coup, le mystère du tableau s’épaissit. Il présente maintenant deux visages mais aussi, comme vous pourrez le lire ci-dessous, deux paysages reliés par le temps qui passe…

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