Archive

Archive for the ‘Painting/Peinture’ Category

« La Carte de Tendre  » : un exemple des cartes allégoriques du pays de l’amour / Allegorical Maps of the Country of Love

3 février 2014 Laisser un commentaire
Carte_de_Tendre_pf
Carte de Tendre de François Chauveau dans Clélie, Histoire romaine, première partie de Madeleine de Scudéry, Paris, Augustin Courbé, 1654, © BnF

La Carte de Tendre is a map of an imaginary country called Tendre, imagined by Madeleine de Scudéry in her novel Clélie, histoire romaine, published in 10 volumes from 1654 to 1660. This work is an example of allegorical maps of love, « a genre advocating f analysis and discourse of feeling. It is a baroque literary style, with large vocabulary, refinement of feeling and importance of inwardness » (source Wikipedia).

La Carte de Tendre (souvent baptisée par erreur Carte du Tendre) est la carte d’un pays imaginaire appelé Tendre, imaginé par Madeleine de Scudéry dans son roman Clélie, histoire romaine, publié en 10 volumes de 1654 à 1660 (disponible en Folio, 2006). Cette œuvre est un exemple des cartes allégoriques de l’amour, « un genre prônant le sentiment, son analyse et son discours. Il possède un style littéraire baroque, un vocabulaire élevé, un raffinement du sentiment et une importance de l’intériorité » (source Wikipedia)

Read more / Lire la suite

Immortel (ad Vitam) : les espaces d’une dictature à New-York en 2095/ New York dictatorship’s space in 2095

21 novembre 2013 2 commentaires
Affiche du film

Affiche du film

« Immortel (Ad Vitam) » is a French sci-fi movie directed in 2004 by Enki Bilal, designer of world famous comics. It is one of three films directed by Enki Bilal, all directly inspired by his works, the atmosphere that emerges and their imaginary geographies. The stories all take place in a more or less distant future, they  rely on spaces that already exist today, by adding « layers » coming straight from the imagination of the author. In Enki Bilal’s spaces, we can also recognize the influences or borrowing major works of science fiction cinema, especially those that have staged spaces of dictatorships.

« Immortel (ad Vitam) » est un film de science-fiction français réalisé en 2004 par Enki Bilal, dessinateur de bandes dessinées mondialement connu. Il s’agit de l’un des trois films réalisés par Enki Bilal, tous directement inspirés de ses œuvres, de l’atmosphère qui s’en dégage et de leurs géographies imaginaires. Les histoires ont toutes lieu dans un avenir plus ou moins lointain, elles s’appuient sur des espaces qui existent déjà aujourd’hui, en leur ajoutant des « couches » tout droit issues de l’imagination de leur auteur. Dans les espaces d’Enki Bilal, on peut aussi reconnaître les influences voire les emprunts à des œuvres majeures du cinéma de science-fiction, notamment celles qui ont mis en scène des espaces de dictatures.

Read more / Lire la suite

Exposition « MAPPAMUNDI. Art et Cartographie », Toulon/ Exhibition « MAPPAMUNDI. Art & Cartography »

29 août 2013 1 commentaire
Affiche de l'exposition MAPPAMUNDI. Art et cartographie

Affiche de l’exposition MAPPAMUNDI. Art & Cartographie

From 16 March to 12 May 2013, hold at the Hotel des Arts in Toulon, the exhibition « Mappamundi. Art & Cartography ». This exhibition proposed to address the many and multiple links between arts and mapping through twenty six major artists who have « worked the map and questioned mapping » for forty years.

Du 16 mars au 12 mai 2013, s’est tenue à l’Hôtel des Arts à Toulon, l’exposition « MAPPAMUNDI. Art & Cartographie ». Cette exposition proposait d’aborder les liens nombreux et multiples qui existent entre  l’art et la cartographie, à travers vingt-six artistes majeurs qui ont « travaillé la carte et interrogé la représentation cartographique » depuis une quarantaine d’années.

Read more / Lire la suite

Exposition « Les Macchiaioli 1850-1874. Des impressionnistes italiens ? »/ Exhibition « The Macchiaioli 1850-1874. Italian Impressionists? »

9 juillet 2013 Laisser un commentaire

The exhibition « Macchiaoli 1850-1874. Italian impressionist? » which held at the Orangerie Museum in Paris from 10 April to 22 July 2013, offers to see the influence that some representatives of this Italian art movement had  on filmmakers, especially for the representation of landscapes. The pictorial movement Macchioioli developed in Florence during the second half of the nineteenth century. Film directors like Luchino Visconti and Mauro Bolognini explicitly refered to the movement of Macchiaoli among their artistic influences.

L’exposition « Les Macchiaioli 1850-1874. Des impressionnistes italiens ? » qui a lieu au Musée de l’Orangerie à Paris du 10 avril au 22 juillet 2013, offre à voir l’influence qu’ont eu certains représentants de ce mouvement pictural italien sur des réalisateurs de films, en particulier sur la représentation des paysages. Le mouvement pictural des Macchioioli s’est développé à Florence durant la seconde moitié du XIXe siècle. Des réalisateurs de films comme Lucchino Visconti ou Mauro Bolognini ont fait référence explicitement au mouvement des Macchiaoli parmi leurs influences artistiques.

Le terme (de l’italien macchia, en français la « tâche ») est donné au début des années 1860 dans un sens péjoratif à ce groupe de peintres anti-académiques qui quelques années plus tôt revendiquèrent un renouveau vériste de la peinture italienne.  La notoriété de ce mouvement pictural, devenu presque inconnu pendant près d’un siècle,  doit beaucoup à des cinéastes italiens, en particulier à Lucchino Visconti. Ainsi dans des films Senso et Le Guépard (Palme d’Or au Festival de Cannes en 1963), l’influence des Macchiaioli sur Visconti est manifeste.  Sur le plan artistique, le cinéaste italien chercha à restituer l’ambiance des palais de l’aristocratie déclinante et celle des maisons de la bourgeoisie italienne montante du milieu du XXè siècle. On peut retrouver ces atmosphères dans des tableaux des peintres des Macchioaioli. Un extrait de Senso est d’ailleurs projeté à la fin de l’exposition.guepard_photos7 Dans Le Guépard, adaptation du roman éponyme de Tomasi di Lampedusa, Visconti eut le souci de restituer le plus fidèlement possible les combats entre garibaldiens et l’armée des Bourbons qui eureut lieu dans les années 1860, lors des guerres d’indépendance d’Italie. Le film qui se passe à Palerme et qui y fut tourné pour l’essentiel, utilisa les décors de la capitale sicilienne en masquant les éléments trop modernes. Dans les scènes de combat en particulier, le Fattoricinéaste semble avoir voulu suggérer aux spectateurs les liens entre le film et certaines peintures des Macchiaioli. Cela apparaît de façon évidente dans les scènes de bataille comme le montre l’image ci-dessus extraite du film de Visconti  et le tableau intitulé « Garibaldi à Palerme«  peint par Giovanni Fattori, l’un des plus importants représentants du mouvement pictural.

Exposition Vues d’en haut / Exhibition Views from above. Centre Pompidou, Metz

Here is an exhibition of Centre Pompidou in Metz which seems specially designed for (e)space&fiction. Views from above considers how an elevated perspective, from aerial photographs or satellite images, has transformed artists’ perception of the world since the mid-nineteenth century. A gold mine of images and ideas we have to visit later in details.

L’exposition du Centre Pompidou à Metz semble faite spécialement pour (e)space&fiction. Vues d’en haut illustre comment la vue d’en haut par photographie aérienne ou satellite a influencé les artistes depuis le milieu du XIXème siècle. Une mine d’images et d’idées sur laquelle on reviendra.
Image : Robert Delaunay, Tour Eiffel et Jardin du Champs de Mars, 1922.
© Hirshhorn Museum and Sculpture Garden

L’abstraction géographique de Mondrian / Mondrian’s geographic abstraction

mondrian_nyc

New York City I (1942). Mondrian. Paris, musée national d’Art moderne – Centre Georges Pompidou.

Piet Mondrian (1872-1944), pioneer of abstract painting, is not in theory an artist inclined to evoke real places in his works. Since 1913 and the discovery of cubism in Paris, Mondrian has made it a goal to find out a visual language for reporting the abstract reality behind the natural one and looking for the essence beyond the material and visible world (Wikipedia). This language is based on geometric rectangular shapes in primary colors crossed by black lines. His paintings have abstract titles like Composition with red, yellow and blue or Composition No. 7. After he fled from Europe to New York in 1940, he incorporated in the titles of his new pictures many real place names: New York City, Trafalgar Square, Place de la Concorde, Broadway Boogie-Woogie. Is it possible to speak of a geographical turn of Mondrian in New York ?

Ce n’est pas a priori de Piet Mondrian (1872-1944), pionnier et tenant inflexible de l’abstraction, qu’on attendait qu’il évoque des lieux réels dans sa peinture. De fait, depuis 1913 et sa rencontre avec le cubisme à Paris, Mondrian s’est donné comme objectif l’invention d’un langage pictural permettant de rendre compte de la réalité abstraite derrière la réalité matérielle, de chercher au delà du naturel visible son essence (wikipédia). Ce langage est fondé sur des formes géométriques rectangulaires aux couleurs primaires croisées par des lignes noires. Pourtant, quand il fuit l’Europe en 1940 pour New-York, ses toiles qui portaient des titres abstraits comme Composition avec rouge, jaune et bleu ou Composition n°7 renouent avec des noms de lieu : New York City, Trafalgar SquarePlace de la ConcordeBroadway Boogie-Woogie. Peut-on parler alors d’un tournant géographique de Mondrian à cette époque ?

Read more / Lire la suite

Edward Hopper / Gail Albert Halaban. Gloucester revisited

gail-albert-halaban-1The big Grand Palais Hopper’s exhibition in Paris is closing tonight. It is an opportunity to publish a post somewhere between news, spatial machinery and materialization of fiction. The New-York Time magazine  published in July 2012 – and le Monde in September 2012- wrote about the work of the photographer Gail Albert Halaban. In this resort located to the north of Boston the painter has executed some of his paintings in the 20s. 80 years later the photographer followed in Hopper’s footsteps by taking pictures in the same place with the same framing.

233624299390936742_YWGTpXG0_bLa fin de la grande exposition Hopper ce soir au Grand-Palais à Paris est l’occasion d’un billet qui dépasse un flash d’info et hybride dispositif spatial et matérialisation de la fiction. Un article de juillet 2012 dans le magazine du New-York Time repris par celui du Monde en septembre évoquaient le travail de la photographe Gail Albert Halaban sur les traces de Hopper à Gloucester. C’est dans cette station balnéaire au nord de Boston que le peintre américain a exécuté certaines de ses œuvres dans les années 20. 80 ans plus tard la photographe a repris ses cadrages dans ses clichés

Read more / Lire la suite

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 319 autres abonnés