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Archive de la Catégorie ‘Narrative/Récit’

“On the road” a film of Walter Salles adapted from Jack Kerouac novel/ “Sur la route” de Walter Salles adapté du roman de Jack Kerouac

“On the Road” is a film by Walter Salles, adapted from the novel by Jack Kerouac. This film was presented at the 65th Cannes Film Festival and was released on screens on May 23, 2012. Kerouac’s novel, published in 1957, and one of the best known of this author, relate trip Kerouac between the east and west coasts of the United States. This work has become a mythical novelfor a generation, the beat generation, who had twenty years in the 50s.

“Sur la route” est un film de Walter Salles, adapté du roman de Jack Kerouac. Ce film a été présenté au 65ème Festival du film de Cannes et il est  sorti sur les écrans, le 23 mai 2012. Le roman de Kerouac, publié en 1957, et l’un des plus connus de cet auteur, restitue le voyage de Kerouac entre la côte est et la côte ouest des Etats-Unis. Cette œuvre est devenue un roman mythique pour toute une génération, la beat-generation, qui avait une vingtaine d’années dans les années 50.

Une carte dessinée par Jack Kerouac montrant son itinéraire aller et retour est disponible sur ce site . Cette carte montre le chemin aller et retour que Kerouac et ses amis, suivirent en auto-stop pour se rendre de New York à San Francisco puis Los Angeles, avant de retourner sur la côte est des Etats-Unis par un itinéraire un peu plus au sud qu’à l’aller.

Le tapuscrit original de Kerouac est présenté, du 16 mai au 19 août 2012, à Paris au Musée des Lettres et Manuscrits dans une exposition réalisée en partenariat avec MK2 . Il s’agit d’un rouleau de 36,50 mètres sur lequel Kerouac, entre le 2 et le 22 avril 1951, tapa à la machine les 125 000 mots de son roman. En 2007, à l’occasion du cinquantenaire de la publication du roman, l’éditeur américain publia l’intégralité du contenu du rouleau (dont certains éléments avaient été censurés dans la première édition) sous le titre “On the road : the original scroll”, publié en version française par les éditions Gallimard en 2010 sous le titre “Sur la route : le rouleau original”.

En mai 1951, Jack Kerouac écrivit : « Je l’ai fait passer dans la machine à écrire et donc pas de paragraphes… l’ai déroulé sur le plancher et il ressemble à la route » . L’exposition met en scène ce rouleau avec une photographie murale d’une route des grandes plaines américaines, prolongeant le rouleau du tapuscrit par un ruban d’asphalte.

Bande-annonce du film “Sur la route”


Moonrise Kingdom : Maps for Locating Places in a Film/ Des cartes pour suivre les lieux d’un film

23 mai 2012 1 commentaire

Moonrise Kingdom is an American film directed by Wes Anderson, which was presented during the opening session of the 65th Cannes Film Festival 2012. The screenplay was written by Wes Anderson and Roman Coppola, son of Francis Ford Coppola. Moonrise Kingdom is an unusual film, at once funny, touching and quirky. One can easily find in this film the style of Anderson’s previous films like The Royal Tenenbaums, The Darjeeling Limited or Fantastic Mr. Fox. The film is a kind of treasure hunt between the characters and the places where they are. Clues must be found and interpreted by adults seeking Sam and Suzy (12 years), escaped respectively from his scout camp and her house to live in secret their first love. The characters embody the various institutions in the world of adults: parents, police, the scout camp with its hierarchy and its quasi-military organization, social services, etc. .. In Moonrise Kingdom, maps of different places of the film are regularly used. It is a kind of thread, a cinemap-guide that allows the viewers to navigate through the island and to return to the “Moonrise Kingdom“, in reference to the honeymoon of the young lovers.

Moonrise Kingdom est un film américain du réalisateur Wes Anderson, qui a été présenté en ouverture et en compétition officielle au 65ème Festival de Cannes 2012. Le scénario a été écrit par Wes Anderson et Roman Coppola, le fils de Francis Ford Coppola. Moonrise Kingdom est un film atypique, à la fois drôle, touchant et décalé. On peut aisément retrouver dans ce film le style des précédents films de Wes Anderon comme La famille Tenenbaum, A bord du Darjeeling Limited ou encore Fantastic Mr. Fox. Le film se veut une sorte de jeu de piste entre les personnages et les endroits où ils se trouvent. Des indices doivent être retrouvés et interprétés par les adultes qui recherchent Sam et Suzy (12 ans), les deux enfants, échappés respectivement du camp de scouts et de leur maison, pour vivre en secret leur premier amour. Les personnages incarnent les différentes institutions du monde des adultes : les parents, la police, le camp de scouts avec sa hiérarchie et son modèle quasi-militaire, les services sociaux, etc.. Dans Moonrise Kingdom, le recours à une carte des différents lieux du film revient à plusieurs reprises. C’est une sorte de fil rouge, un guide carto-cinématographique qui permet aux spectateurs de se repérer dans cette île et retrouver le “royaume du lever de lune “, en référence à la lune de miel des jeunes amoureux.

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The Desert of the Tartars (Buzzati) : space and fiction of a military no man’s land / Le Désert des Tartares : espace et fiction d’un no man’s land militaire

22 avril 2012 Laisser un commentaire

Il deserto di Tartari (The Desert of the Tartars)  shot in 1976 by Valerio Zurlini is a French-German-Italian production. This film is an adaptation of the eponymous novel by Dino Buzzati. The script is very similar in topic and atmosphere to the novel. It benefits from a good casting and a soundtrack by Ennio Morricone. It has lead to many comparisons with literary works and film dealing with absurd, time,  submission to authority and also with relationship between space and fiction, in particular with Julien Gracq’s work.

Le Désert des Tartares est un film réalisé en 1976 par Valerio Zurlini (1926-1982), dans une production franco-germano-italienne. Ce film, qui est une adaptation du roman éponyme de l’œuvre de Dino Buzzati, bénéficie d’un scénario fidèle aux thèmes et à l’ambiance du roman, d’une distribution de qualité et d’une bande originale d’Ennio Morricone. Il a donné lieu à de nombreuses comparaisons avec des œuvres littéraires et cinématographiques traitant de l’absurde, du temps, de la soumission à l’autorité, et du rapport entre l’espace et la fiction, rapprochant cette œuvre de celles de plusieurs auteurs parmi lesquels Julien Gracq.

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Personal and fictional spaces of Julien Gracq – Un balcon en forêt / Espaces personnels et fictionnels de Julien Gracq

14 mars 2012 Laisser un commentaire

Un balcon en forêt is a film shot in 1979 by Michel Mitrani from the book of the same title of Julien Gracq, published in 1958 by Editions Jose Corti. This editor published in 2011, Manuscrits de guerre of the same author, written while he lived as a military the few weeks of the German advance in Belgium and Northern France, before being made prisoner, the defeat of French troops  and the capitulation of 1940, ending the “drôle de guerre”. In Un balcon en forêt, one of the very few film adaptations of Gracq works, the personal spaces of the man Julien Poirier (the real name of Gracq) and the spaces of the author join to create a fiction that not only fit into a scene  or a geographical context, but where space, places, landscapes, landforms and buildings are powerful symbols of the story itself.

Un balcon en forêt est un film réalisé en 1979 par Michel Mitrani à partir du livre au titre identique de Julien Gracq, paru en 1958 aux éditions José Corti. Cet éditeur a publié en 2011, les Manuscrits de guerre du même auteur, rédigés alors qu’il vivait comme militaire les quelques semaines de l’avancée des troupes allemandes en Belgique et le nord de la France, avant d’être fait prisonnier, la défaite des troupes françaises et la capitulation de 1940, mettant fin à la “drôle de guerre”. Dans “Un balcon en forêt”, une des rares adaptations au cinéma d’une œuvre de Julien Gracq, les espaces personnels de l’homme Julien Poirier (le vrai nom de Julien Gracq) et les espaces de l’auteur se rejoignent pour créer une fiction qui ne fait pas que s’inscrire dans un décor, un cadre géographique, mais où l’espace, les lieux, les paysages, les formes du relief et les bâtiments constituent des symboles puissants du récit même.

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Duel (Spielberg) : the map of the road of the narration

3 mars 2012 2 commentaires

Source : Laurent Bouzereau, Duel, Conversation avec Stephen Spielberg, 2001

Duel, Spielberg’s first film, tells the pursuit of a car by a mad tanker truck. It is is shot entirely at ground level, with no aerial or dominating view. The camera is most of the time situated at shoulder-high or even at “bumper-high”. Filming tangentially to the earth surface generates suspense but also a feeling of confinement and oppression for the spectator literally glued to the road. There is however a hidden map of this movie, that Spielberg unfolds in the bonus of the DVD.

Duel, le premier film de Spielberg, qui raconte la poursuite d’une voiture par un camion fou est entièrement tourné au niveau du sol. Aucune vue aérienne, très peu de recul. La caméra est à hauteur des pare-chocs et de l’habitacle des véhicules, plus rarement sur un bas-côté à peine surélevé. Ce filmage  tangentiel  participe du suspense mais aussi du sentiment d’enfermement et d’oppression du spectateur, littéralement collé au ras du bitume. Il existe pourtant une carte cachée du film que Spielberg dévoile dans les bonus du DVD.
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Song Map by Dorothy

13 janvier 2012 Laisser un commentaire

The Dorothy Art Collective created a Song Map where streets and places names are replaced by song titles, bands names, albums titles. Some examples below (Song / Artist / Album).

Le collectif Dorothy a créé Song Map, un plan où les rues et les lieux ont été baptisés en utilisant des titres de chansons ou d’albums, des noms de groupes ou des allusions à des titres d’albums. Voici quelques exemples (Chanson / Artiste / Album) :

Voies / Streets :

  • 22 Acacia Avenue / Iron Maiden / The Number of the Beast
  • Highway to Hell /AC/DC / Highway to Hell
  • The Road to Hell / Chris Rea / The Road to Hell
  • Roll On Down The Highway / Bachman-Turner Overdrive / Not fragile
  • Long Road to Ruin / Foo Fighters / Echoes, Silence, Patience & Grace
  • Road to Rouen / Supergrass / Road to Rouen
  • Pleasant Street / Tim Buckley / Goodbye and Hellovoies
  • Conversation Off Floral Street / The Zombies /Zombie Heaven
  • Backstreet Symphony / Thunder / Backstreet Symphony
  • Street Legal : 18ème album de Bob Dylan / Bob Dylan 18th studio album
  • Street Spirit (Fade Out) / Radiohead / The Bends

Lieux / Places :

  • Hotel california / The Eagles / Hotel California
  • Heartbreak Hotel / Elvis Presely
  • Asbury Park, allusion à l’album Greetings from Asbury Park, N.J. de Bruce Springsteen… A moins que ce ne soit un clin d’oeil à la chanson 4th of July, Asbury Park (Sandy), sur l’album The Wild, the Innocent & the E Street Shuffle du même Bruce Springsteen (and the E Street Band) ?
  • Oxbow lakes / The Orb
  • House of Fun / Madness / Complete madness
  • In da club / 50 Cent / Get Rich Or Die Tryin’
  • Cemetery Gates / Pantera /  Cowboys form Hell
  • Strawberry fields forever / The Beatles
  • Penny Lane / The Beatles /Magical Mystery Tour
  • Station to station / David Bowie / Station to Station
  • This Used To Be My Playground / Madonna
  • Junior’s Farm / Paul McCartney and the Wings
  • House of Fire / Alice Cooper / Trash
  • School’s Out / Alice Cooper / School’s Out

Et beaucoup d’autres… / And many others… !

Babar and Father Christmas’s House/ Babar et la Maison du Père Noël – Jean de Brunhoff

24 décembre 2011 Laisser un commentaire

Here is a seasonal post. Christmas time is for children and children’s stories. It is the perfect moment to present the simple and naive but very effective spatial machinery Jean de Brunhoff imagines when he relates the discovery of the house of Father Christmas by Babar in the album Babar and Father Christmas(1941). It illustrates a clever way to combine space and time in a narration.

Voici un billet de saison. Noël est d’abord la fête des enfants et des histoires pour enfants. C’est le moment de revenir sur un dispositif spatial simple, naïf mais très efficace, celui que Jean de Brunhoff imagine quand il raconte la découverte de la maison du Père Noël par Babar dans l’album Babar et le Père-Noël (1941). Il illustre une manière ingénieuse de combiner espace et temps dans le récit.

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Rio Baril – Florent Marchet

10 décembre 2011 1 commentaire

The French singer Florent Marchet, sometimes compared to Alain Souchon despite their very different universes, likes also to refer to places in his songs. His personal geography is located slightly further south than Souchon’s Sologne. Florent Marchet evokes his natal Berry in Gargilesse, an instrumental that refers to “one of the most beautiful villages in France“, in which he recorded an album with the same name. But the songs of Florent Marchet are traveling through France from Levallois to Courchevel, another song that gave its name to an album. Geo-biographical evocations, real or invented, are common in songs but the machinery adopted by Florent Marchet in his second album Rio Baril (2007) is very original and ambitious.

Le chanteur Florent Marchet, qu’on rapproche parfois d’Alain Souchon malgré leurs univers très différents, se plait comme ce dernier à évoquer des lieux dans ses chansons. Sa géographie personnelle le situe légèrement plus au sud que la Sologne de l’auteur de Romorantin, années 60 et du refrain désenchanté de Rame : “Chaumont, Langeais, à peine Amboise”. Florent Marchet évoque son Berry natal dans Gargilesse, morceau instrumental faisant référence à “l’un des plus beaux villages de France”, dans lequel il a composé l’album du même nom. Mais les chansons de Florent Marchet voyagent en France, de Levallois à Courchevel, autre chanson ayant donné son nom à un album. Les évocations géobiographiques, réelles ou inventées, sont fréquentes dans la chanson mais le dispositif adopté par Florent Marchet pour son second album Rio Baril (2007) est à la fois original et ambitieux.

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Workshop – Cartography & Narratives – Zurich – June 11-13, 2012

25 novembre 2011 Laisser un commentaire

The Commission on Art & Cartography of the International Cartographic Association is organizing a workshop in Zurich in June 2012 on “cartography and narratives.” This workshop aims to bring together artists, scholars and students from cartography, geography, the humanities and the arts interested in exploring further the multiple relationships between maps and narratives. The deadline for submitting proposal is January 15th, 2012. More details here.

La commission Art et Cartographie de l’association cartographique internationale organise un atelier à Zurich en juin 2012 sur le thème “cartographie et récits”. Cet atelier s’addresse  aux artistes, universitaires et étudiants en cartographie, géographie, sciences humaines et dans les disciplines artistiques intéressés à étudier les multiples relations qui existent entre les cartes et les récits. La date limite de soumission de propositions est le 15 janvier 2012. Plus de détails ici.

Geodigital tools in “24″ Season 8/ Les outils géonumériques dans “24 heures chrono” saison 8

20 août 2011 Laisser un commentaire

The inventory of geodigital tools used in the final season of theTV series “24″ was released on Monde Géonumérique. It is added to the inventories of seasons 4 to 7  (self-promotion).

L’inventaire des outils géonumériques utilisés dans l’ultime saison de la série télévisée 24 est paru sur Monde Géonumérique. Il rejoint l’inventaire des saisons 4 à 7 (auto-promotion).

Synecdoche NewYork – Kaufmann

22 juillet 2011 Laisser un commentaire

In Synecdoche, the first film he directed, Charlie Kaufman offers us a crazy game based on the impossible paradox of the perfect representation of reality. Caden Cotard (Philip Seymour Hoffman) is a depressive and hypochondriac theater director. He wants to create the absolute play by putting on stage an exact and faithful reproduction of his own life. To meet this requirement, he has to direct himself as a theater director directing himself and he has to hire actors to play actors playing the characters of his life. This results in a spatial impressive machinery.

Dans Synecdoque, son premier film en tant que réalisateur, Charlie Kaufmann nous propose un jeu délirant fondé sur le paradoxe de l’impossible représentation parfaite de la réalité. Caden Cotard, metteur en scène de théâtre dépressif et hypocondriaque joué par Philip Seymour Hoffman, veut créer à partir de sa vie une pièce de théâtre absolue, totale et intégralement fidèle. Pour respecter son exigence, il doit se mettre en scène en train de mettre en scène sa pièce et embaucher des acteurs pour jouer les acteurs jouant les personnages de sa vie. Cela se traduit par un dispositif spatial impressionnant.

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A San Francisco, où est la maison… bleue de Maxime Le Forestier ?

25 juin 2011 5 commentaires

In the early 70′s, the young Maxime le Forestier, 21, spent a month in a house of San Francisco, experiencing the life of a hippie community. One or two years later, this stay inspired him to write the song San Francisco: “There is a sky blue house/Built right up against the hill/ They all come on foot/they don’t knock on door/ Those who’re living here/got rid of the key” (1). The song was an immediate success and launched the career of the French singer. 40 years later, he returns to San Francisco to commemorate the newly re-painted house.

Au début des années 70, le jeune Maxime le Forestier, 21 ans, passe un mois à San Francisco dans une communauté où se croisent hippies, déserteurs du Viet-Nam et militants du Peace and Love. Un ou deux ans plus tard, il évoque ce séjour dans une chanson San Francisco : “C’est une maison bleue/adossée à la colline/on y vient à pied/on ne frappe pas/ceux qui vivent là/ont jeté la clé…”. La chanson est un succès immédiat et lance sa carrière en France. 40 ans plus tard, le chanteur revient à San Francisco pour fêter cette maison nouvellement repeinte en bleu.

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Easy-Rider : a mythic geographical road-movie/un mythique road-movie géographique

20 juin 2011 2 commentaires

Movie picture. Image du film. Copyright Peter Fonda, William Haywood, Bert Schneider, 1968

Easy Rider (Hopper,1968) is considered as the typical road movie, even as a manifesto of this type. The film was directed by  the American actor  Dennis Hooper, who died in May 2010. In late 2008, the Cinemathèque Française presented a wonderful exhibition entitled “Dennis Hopper and the New Hollywood”. As  Matthew Orleans, curator of the exhibition wrote it :  ” With Easy Rider, nihilist and metaphysic road movie , with an explosive soundtrack, a whole new world order is born”.

Easy Rider, considéré comme le film typique des road-movies, voire comme un véritable manifeste de ce genre, a été réalisé en 1968 par Dennis Hooper, acteur et réalisateur américain, décédé en mai 2010. Fin 2008, la Cinémathèque Française avait consacré une très belle exposition intitulée “Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood. Comme l’écrit Matthieu Orléan, commissaire de l’exposition “Avec Easy Rider, road-movie nihiliste et métaphysique, à la bande son explosive, c’est un tout nouvel ordre du monde qui advient.

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Zig-Zag – A didactical fiction / Une fiction didactique – Raoul Ruiz

6 juin 2011 3 commentaires

Le territoire et la carte sont reliés par le doigt et son ombre

As clearly described in its subtitle, the movie Zig-Zag (dir. Raul Ruiz 1980) is “a didactical fiction about cartography.” This “cine-cartographic” essay navigates between the documentary and the fiction, the map and the territory, the dream and the reality. Made in the context of the art exhibit “Cartes et figures de la terre” that took place in Paris in 1980, this short surrealist movie (22 min.)  tells the story of a man named “H” caught in the worst type of nightmare – a “didactical nightmare” – which is going to take him way beyond the limits of the map and the territory.

Comme l’indique son sous titre, le court métrage de Raul Ruiz Zig-Zag (1980), est « une fiction didactique à propos de la cartographie ». Cet essai ciné-cartographique de 22 minutes navigue entre le documentaire et la fiction, entre la carte et le territoire, entre le rêve et la réalité. Réalisé dans le contexte de l’exposition “Cartes et figures de la terre” qui s’est tenue à Paris en 1980, ce film surréaliste raconte l’histoire d’un certain “H” qui se trouve pris dans le pire type des cauchemars – le « cauchemar didactique » – qui va l’entraîner bien au-delà des limites de la carte et du territoire.

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The Good, the Bad, and the Weird / Le bon, la brute, et le cinglé – Ji-woonKim

14 mars 2011 3 commentaires

The Good, the Bad and the Weird (dir. Ji-woon Kim, 2008) is a remake of Sergio Leone’s masterpiece The Good, The Bad, and the Ugly (1966).  Beyond the fact that both versions unfold in different locations and at different times (1860s American civil war and 1930s Mandchuria), the presence of maps in both versions leads to question in more general terms the relationships between westerns and maps.

Dans Le bon, la brute et le cinglé, le réalisateur sud coréen Ji-woon Kim (2008) revisite le chef d’oeuvre de Sergio Leone Le bon, la brute et le truand (1966). Au delà du fait que ces deux versions se situent à deux époques et à deux endroits différents (Les États-Unis de la guerre civile des années 1860 et la Manchourie des années 1930), la présence de cartes dans les deux versions nous amène à nous interroger d’une manière plus générale sur les relations cartes/westerns.

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Swimming Home / Le nageur sublime

1 février 2011 1 commentaire

Filmed in 1966, The Swimmer by Frank Perry was a commercial failure when it was released in 1968 and has long been misunderstood. However, it is an intense and disturbing masterpiece. One morning between late summer and early autumn, a man in a bathing suit (B. Lancaster) enters the garden of a beautiful house and plunges directly into the pool. He is obviously an old friend of the owners. When he learns that other relations of them have built a pool in their house below in the valley, he develops an unusual project: returning home by swimming from pool to pool … This crazy idea is the beginning of a journey that will become more and more bizarre.

Tourné en 1966 et échec commercial à sa sortie en 1968, jamais vu en France avant 2010 The Swimmer (Le Plongeon) de Franck Perry longtemps méconnu se révèle un chef d’oeuvre intense et dérangeant. Un matin entre fin d’été et début d’automne, un homme en maillot de bain (B. Lancaster) pénètre dans le jardin d’une belle maison du Connecticut et plonge directement dans la piscine. Il est visiblement un vieil ami des propriétaires. Quand il apprend qu’une autre connaissance a fait construire une piscine dans leur maison plus bas dans la vallée, il élabore un projet insolite : rentrer chez lui en nageant de piscine en piscine … Cette idée un peu farfelue inaugure un parcours qui va devenir de plus en plus étrange.

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Houellebecq: La carte précède le territoire / The map precedes the territory

9 décembre 2010 1 commentaire

The latest novel by Michel Houellbecq deals not only with art and society, but also with places and their representations. The title “The map and territory” can be interpreted as a synthesis of the artistic journey of the hero, Jed Martin. The international career of this visual artist starts in the 2010s through a series of photographs of Michelin maps, to end in the middle of the 21st century with a series of concrete naturalists movies dealing with nature and the territory. 25 years later Baudrillard, the map still precedes the territory both in the artistic process of Jed Martin, as well as in Houellebecq’s narrative structure.

Le dernier roman de Michel Houellbecq traite non seulement de l’art et de la société, mais aussi de l’espace et de ses représentations. Le titre “La carte et le territoire” peut être interprété comme un raccourci du parcours artistique du héros, Jed Martin. La carrière internationale de cet artiste visuel démarre en effet dans les années 2010 grâce à une série de photographies de cartes Michelin, pour se terminer au milieu du 21ème siècle avec une série de films naturalistes concrets en prise directe avec la nature et le territoire. Un quart de siècle après Baudrillard, la carte précède donc toujours le territoire aussi bien dans la démarche artistique de Jed Martin, que dans la structure narrative de Houellebecq.

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The Social Network (Fincher) – les espaces du réseau

19 octobre 2010 1 commentaire

“The Social Network” . Excerpt of the trailer – Extrait de la bande-annonce

How to visualize a virtual network in a movie? It is the question the director David Fincher had to answer with his new film The Social Network, that tells the story of the young and famous Facebook founder, Mark Zuckerberg. There is no maps at all in Fincher’s film. Anyway, Facebook had not until recently incorporated geolocation functions. But the way Fincher organizes the different places of his fiction deserves analysis.

Comment traduire visuellement dans un film l’histoire de la création d’un réseau virtuel ? C’est en fait à cette question que devait répondre le réalisateur David Fincher dans The Social Network, film qui raconte l’histoire du jeune et fameux Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook. Aucune carte dans le film de Fincher, d’ailleurs Facebook n’a intégré que très récemment une fonction de géolocalisation. Mais la manière dont il met en scène les différents espaces de sa fiction mérite bien une analyse.

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The Rap Map / La carte du Rap

10 septembre 2010 3 commentaires

Via the excellent pop-up-urbain.com, here is an amazing map of the places cited in Rap lyrics, offered byRap Genius, the site that helps to decrypt the words of Gangsta Rap.  New-York, and overall Manhattan, stand at the top of the locations. The space of Rap lyrics is – unsurprisingly – mainly urban and almost exclusively American. France arrives in 2nd position with only two locations, both very chic: the Louvre and  the Château de Fontainebleau (?).

Découvert grâce à l’excellentpop-up-urbain.com, cette étonnante carte des lieux cités dans les morceaux de Rap dressée par Rap Genius, le site qui aide à décrypter les paroles du Gangsta Rap. Sans surprise, New-York, et Manhattan en particulier, dominent un espace rap essentiellement urbain et quasi exclusivement américain. La France arrive en deuxième position des pays cités avec deux lieux plutôt chics : Le Louvre et le Château de Fontainebleau (?).

M (Fritz Lang 1931): Murder and Modern Mapping

31 août 2010 4 commentaires

Cinematic Map in M - Oblique Perspective

M (dir. Fritz Lang 1931) tells the story of a serial killer who preys on children in 1930s Berlin, and who is on the run from police and an organized crime syndicate. The film begins with the murder of Elsie, the eighth child to be murdered. At the crime scene police find a paper bag filled with candy crumbs which leads the detectives to search for the store that sold the killer the candy. This search is represented by a cinematic map. This map is centered on the place where the body was found. The search process is illustrated by a compass drawing circles around the neighborhood to illustrate the widening of the search. This 18 secondes animated map can be considered as a turning point in the history of modern cartography since it is both an allusion to classical cartographic techniques and one of the first “modern” maps.

M (dir. Fritz Lang 1931) raconte l’histoire d’un tueur en série d’enfants dans le Berlin des années 1930, poursuivi par la police et par le crime organisé. Le film s’ouvre sur le meurtre de la petite Elsie, la huitième enfant à être assassinée. Sur les lieux du crime, la police trouve un sac de bonbons ce qui amène les détectives à enquêter auprès des vendeurs de confiseries situés à proximité.  Cette recherche est représentée par une carte cinématique. Cette carte est centrée sur le lieu du crime. La recherche des vendeurs de confiseries est illustrée par un compas traçant des cercles de plus en plus grands autour du lieu du crime. Cette carte animée de 18 secondes peut-être considérée comme un tournant dans l’histoire de la cartographie “moderne” puisqu’elle fait allusion à la fois aux techniques de cartographie classiques, tout en anticipant plusieurs méthodes de cartographie digitale contemporaine.

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