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"Supermap" returns ! (and "Batmap" as well…)

medium_BizarroAction336AsmallerSuperpowers might give superheroes a very specific experience of space. Some examples of spatial machineries in comic books and movies confirm this idea. The superheroes are often confronted with original cartographic issues and often invent very precursory geospatial devices. So here are already Supermap and Batmap, before possibly, if you dig into your old Marvel magazines to find other examples of super-cartographers : Spidermap, Iron Map or Maptain America and others Your turn!

On soupçonnait que les super-pouvoirs devaient donner aux super-héros une expérience de l’espace un peu spécifique. Quelques exemples de dispositifs spatiaux présents dans les BD, comic books et films qui racontent leurs aventures sont là pour le confirmer. Ces super-héros sont souvent confrontés à des problématiques cartographiques originales et proposent des dispositifs géospatiaux parfois très précurseurs. Donc, place à Supermap et Batmap et, éventuellement plus tard,  si vous fouillez dans vos vieux magazines Marvel et trouvez d’autres exemple de super-cartographes, à Spidermap, Iron Map, voire Maptain America et consorts… A vous de jouer!
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La géographie de Cavanna

Après Fred, il y a quelques mois, voici qu’un autre de la bande à Hara-Kiri se fait la malle. Dans les journaux bête et méchant qu’il a dirigés pendant 50 ans, Cavanna a écrit sur tous les sujets. Il a raconté sa vie dans les Ritals et les Ruskoffs. Il est l’auteur d’un nombre astronomique d’aphorismes pénétrants, dont le sommital : "Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a cru faire de la peinture". Cavanna a aussi revisité l’Histoire de France avec de très personnelles Aventures de Napoléon et plusieurs romans sur les Mérovingiens.

Le deuxième volume de "Le saviez-vous ?" sa "petite encyclopédie portative pour consoler les bons-à rien" propose des définitions simples et très utiles à un site comme le nôtre, que nous reproduisons pieusement ci-dessous :

BOUSSOLE : La boussole est une espèce de montre qui indique toujours midi et demie.

COLOMB (CHRISTOPHE) : Christophe Colomb ne savait pas qu’il découvrirait l’Amérique. Croyant qu’il allait découvrir la Chine, il avait appris le chinois. Sinon il aurait appris l’anglais.

ÉQUATEUR (ET AUTRES) : Si l’Équateur, les méridiens, les parallèles, les tropiques, les cercles polaires et les frontières n’étaient pas des lignes imaginaires, on se prendrait sans cesse les pieds dedans, on tomberait et on se ferait très mal. Dieu fait bien ce qu’il fait.

SPHÈRES (HEMI) : Si l’on veut bien y réfléchir un instant, c’est pour nous une chance inouïe que l’hémisphère Nord et l’hémisphère Sud de la Terre, tournent EXACTEMENT DANS LE MÊME SENS. Autrement, ils se dévisseraient.

TERRE : Lorsque nous apprenons que la terre n’est pas une sphère parfaite mais qu’elle est légèrement aplatie aux pôles et renflées à l’équateur, nous ressentons un sentiment de honte qui ne nous quittera plus.

Casse-tête chinois / Chinese puzzle. Klapisch

22 décembre 2013 2 commentaires

Chinese puzzle, the latest film by Cédric Klapisch is certainly not the first film to put Google Maps on screen. We did not attempt a systematic inventory of the Google map service apparitions in movies, but in 2010 Where are the Morgans? already used a sort of fake of Google Maps. Chinese puzzle may be perhaps the first movie to use Google Street View for visiting a city. Whether you like or not the movie’s aesthetic, Chinese Puzzle is anyhow full of spatial machineries.

Casse-tête chinois, le dernier film de Cédric Klapisch n’est certes pas le premier film à mettre en scène Google Maps. Sans avoir tenté un inventaire systématique des films où apparaît le service cartographique de Google, on l’avait déjà remarqué en 2010, dans Où sont passés les Morgan? qui utilisait même une sorte de trucage toponymique de la carte de Google. Casse-tête chinois innove peut-être en projetant cette fois Google Street View sur le grand écran. Que l’on trouve cela laid ou non est affaire d’esthétique personnelle, mais il est vrai que Casse-tête chinois est saturé de dispositifs spatiaux.

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Let me guess. You’re the hot sauce ? Map, Power and Desire in Weeds

13 décembre 2013 1 commentaire

weedsS8E4_6We have gems in our "Cabinet of curiosities" that deserve some comments. This cartographic scene from the season 4 of the politically incorrect series Weeds is one of them. This is a prelude to the love affair between the valiant mum, Nancy Botwin, trafficking cannabis to support her family and the powerful and dangerous Mexican mayor of Tijuana, involved in more serious affairs.

Il est des perles dans notre "Cabinet de curiosité" qui méritent quelques commentaires. Ainsi cette scène cartographique dans la saison 4 de la politiquement plutôt incorrecte série Weeds, qui prélude à la relation amoureuse entre Nancy Boltwin la vaillante mère de famille vendeuse de canabis et le puissant et dangereux maire mexicain de Tijuana, impliqué dans des trafics plus sérieux.

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Cartographie littéraire de la France

25 novembre 2013 4 commentaires

Here is another example of  participative literary mapping proposed by the Ivres de livres bookstore in Strasbourg. The idea  is to submit an excerpts of literary work evocative of a place. You can access the excerpts an author index or by a map. The technical option of a mapping module that add a location to a Joomla post does not facilitate the geographic browsing of the content. Anyway, the number of texts is already considerable. Among the most read posts, one notes the facsimile of a letter by the editions José Corti reminding the constraints of copyright and the limits of the quotation admitted in fair use.Cartographielitteraire read also : Site collaboratif de cartographie littéraire de "Paris en toutes lettres", Cartographier livres et oeuvres culturelles / mapping novels and cultural works

Voici un autre exemple de cartographie littéraire participative proposé par la librairie Ivres de Livres à Strasbourg. Le principe est de soumettre un extrait d’œuvre littéraire évoquant un lieu. L’accès se fait par un index d’auteurs ou par une carte. Le choix technique choisi (un module cartographique permettant d’ajouter une localisation à un article Joomla) ne facilite  pas la consultation géographique, mais le nombre d’extraits est déjà considérable. Parmi les billets les plus lus, on notera la lettre de la Librairie José Corti rappelant les contraintes du droits d’auteur et les limites du droit de citation. Billets voisins : Site collaboratif de cartographie littéraire de "Paris en toutes lettres", Cartographier livres et oeuvres culturelles / mapping novels and cultural works

Gravity, film géospatial/Geospatial Movie

15 novembre 2013 4 commentaires

There is no representational spatial machinery in Gravity, the very impressive film by Alfonso Cuarón. No map, no device for locating characters, no screen for designatind targets. There is no computing tool in this sophisticated but somewhat abandoned technological world where manuals are in binders and where you crank up the retrorockets. In Gravity, you take aim to the place  when you want to go by centering it in the window. Gravity is yet innately spatial in any sense of this word and even geospatial considering the reference to the Earth.

Il n’ y a pas, ou quasiment pas,  dans Gravity, le film impressionnant d’Alfonso Cuarón, de dispositif spatial représentationnel. Pas de carte, pas d’écran permettant de localiser les personnages ou de désigner une cible. Pas de gadget électronique, pas d’outil informatique dans cet univers technologique sophistiqué quoiqu’un peu en déshérence, où les modes d’emploi sont dans des classeurs à anneaux et les rétrofusées s’actionnent à la manivelle. Et quand on cible l’endroit où l’on veut se rendre, c’est en visant de l’œil à travers le hublot. Pourtant Gravity est un film intrinsèquement spatial, dans tous les sens que le thème peut prendre et même en l’occurrence géospatial.

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A Map in Tomorrowland

3 septembre 2013 2 commentaires

MapWorldfairA novelty in (e)space & fiction, the reference to a map in a film not yet released and not even shot! If you were in August nearby the campus of the University of British Columbia in Vancouver, you could attend the first rehearsal of the shooting of the film Tomorrowland, whose release is scheduled for late 2014. It is a Sci-fi movie produced by Disney, written by Damon Lindelof (Lost) and directed by Brad Bird (Mission: Impossible – Ghost Protocol, The Incredibles and Ratatouille). The cast includes George Clooney and Hugh Laurie. The plot of the film, originally titled 1952, stayed secret for a long time. An active teasing campaign, this post is therefore participating at, is progressively disclosing some elements. According to what is written here, it is based on the discovery of a parallel world by a child of 11 years old at the New York International Fair in 1964. This discovery should lead the kid to revisit this world as an adult to save the real world, program that seems to be assigned to one in three American blockbusters.

Une nouveauté dans (e)space & fiction, la référence à une carte présente dans un film pas encore sorti ni même tourné ! Début août sur le campus de l’Université de British Columbia à Vancouver, on pouvait assister aux premières répétitions du tournage du film Tomorrowland, dont la sortie est prévue fin 2014. Il s’agit d’un film de science-fiction produit par Disney, écrit par Damon Lindelof (Lost) et réalisé par Brad Bird (Mission : Impossible – Protocole fantôme, Les Indestructibles et Ratatouille), dont le casting comporte George Clooney et Hugh Laurie. L’intrigue du film, initialement intitulé 1952, est longtemps restée secrète, et se découvre progressivement à travers  une intense campagne de teasing, à laquelle nous participons donc activement par ce billet. Selon ce qui est écrit ici, elle serait fondée sur la découverte à la Foire Internationale de  1964 à New-York d’un monde parallèle par un enfant de 11 ans. Cette  découverte devrait le conduire à y retourner une fois adulte pour sauver le monde réel, programme qui semble celui d’un film américain à gros budget récent sur trois.

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Exposition Vues d’en haut / Exhibition Views from above. Centre Pompidou, Metz

Here is an exhibition of Centre Pompidou in Metz which seems specially designed for (e)space&fiction. Views from above considers how an elevated perspective, from aerial photographs or satellite images, has transformed artists’ perception of the world since the mid-nineteenth century. A gold mine of images and ideas we have to visit later in details.

L’exposition du Centre Pompidou à Metz semble faite spécialement pour (e)space&fiction. Vues d’en haut illustre comment la vue d’en haut par photographie aérienne ou satellite a influencé les artistes depuis le milieu du XIXème siècle. Une mine d’images et d’idées sur laquelle on reviendra.
Image : Robert Delaunay, Tour Eiffel et Jardin du Champs de Mars, 1922.
© Hirshhorn Museum and Sculpture Garden

Concours et soirée Cinemaps aux Rencontres SIG la lettre 2013

(e)space & fiction invites you to join the  new Cinemaps  session that will be held on Wednesday, 12 June 2013 from 18h to 20h during the SIG La Lettre meeting at ENSG in Marne-La-Vallée.  An open contest is organized on this occasion. Post images or videos of cinemaps or geomechineries you have found  in movies on this dedicated site  and win the prize for the best find.

Comme en 2012, (e)space&fiction sera présent aux Journées SIG la Lettre qui se dérouleront les 11, 12 et 13 juin 2013 à l’ENSG de Marne-La-Vallée. Vous êtes conviés à une nouvelle soirée Cinemaps le mercredi 12 juin de 18h à 20h, qui  aura lieu dans une salle mieux adaptée à la visualisation de photos et de films. Un concours ouvert à tous est organisé à cette occasion. Déposez sur ce  site dédié sous forme d’extrait ou de vidéo les géodispositifs (cartes ou autres) présents dans les films et gagnez le prix de la meilleure trouvaille.

L’abstraction géographique de Mondrian / Mondrian’s geographic abstraction

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New York City I (1942). Mondrian. Paris, musée national d’Art moderne – Centre Georges Pompidou.

Piet Mondrian (1872-1944), pioneer of abstract painting, is not in theory an artist inclined to evoke real places in his works. Since 1913 and the discovery of cubism in Paris, Mondrian has made it a goal to find out a visual language for reporting the abstract reality behind the natural one and looking for the essence beyond the material and visible world (Wikipedia). This language is based on geometric rectangular shapes in primary colors crossed by black lines. His paintings have abstract titles like Composition with red, yellow and blue or Composition No. 7. After he fled from Europe to New York in 1940, he incorporated in the titles of his new pictures many real place names: New York City, Trafalgar Square, Place de la Concorde, Broadway Boogie-Woogie. Is it possible to speak of a geographical turn of Mondrian in New York ?

Ce n’est pas a priori de Piet Mondrian (1872-1944), pionnier et tenant inflexible de l’abstraction, qu’on attendait qu’il évoque des lieux réels dans sa peinture. De fait, depuis 1913 et sa rencontre avec le cubisme à Paris, Mondrian s’est donné comme objectif l’invention d’un langage pictural permettant de rendre compte de la réalité abstraite derrière la réalité matérielle, de chercher au delà du naturel visible son essence (wikipédia). Ce langage est fondé sur des formes géométriques rectangulaires aux couleurs primaires croisées par des lignes noires. Pourtant, quand il fuit l’Europe en 1940 pour New-York, ses toiles qui portaient des titres abstraits comme Composition avec rouge, jaune et bleu ou Composition n°7 renouent avec des noms de lieu : New York City, Trafalgar SquarePlace de la ConcordeBroadway Boogie-Woogie. Peut-on parler alors d’un tournant géographique de Mondrian à cette époque ?

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Cartographier livres et oeuvres culturelles / mapping novels and cultural works

29 avril 2013 2 commentaires

We present here two recent French projects of cultural mapping. The first is developed  by the association of libraries of the Ville de Paris. The second named Géoculture, a very ambitious cultural Web and mobile  service with a mapping tool that aim to give access to the cultural works of a region. .

Les initiatives de géoréférencement des œuvres culturelles et littéraires en particuliers se multiplient en France. En voici deux exemples récents.

Les bibliothèques de prêt de la ville de Paris ont placé sur une carte Google des extraits de classiques qui se passent à Paris. D’un clic de souris vous sauterez des magasins de la rue Vivienne de Lautréamont à la Bourse décrite par Zola dans L’Argent.  Un partenariat avec Feedbooks permet de télécharger le livre en question.

GéocultureLe site Géoculture  du centre Régional du Livre en Limousin est plus ancien et plus ambitieux. Il s’agit d’un véritable service numérique à vocation culturelle et touristique qui offre un accès à plus de cinq cents œuvres littéraires, plastiques,musicales et cinématographiques en Limousin. L’objectif est de donner à voir le territoire limousin à travers le regard des artistes. Là encore une interface cartographique, mais beaucoup plus élaborée et élégante, est fournie qui permet d’avoir accès à des extraits d’œuvres. Une dimension collaborative a été aussi mise en place au moyen d’un site Flickr.

Le projet a pris une autre dimension le mois dernier avec le projet de cartographie littéraire La France vue par les écrivains auquel participent d’ores et déjà neuf régions : l’Aquitaine, l’Auvergne, le Centre, la Franche-Comté, le Languedoc-Roussillon, le Limousin, la Basse-Normandie, le Poitou-Charentes et la Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’application web et mobile permet là encore d’avoir accès à des extraits d’œuvres, qui ont fait l’objet d’un contrat de cession avec les ayant-droits. Une belle expérience à suivre qui (re)tisse  les liens entre les œuvres et les territoires.

PS. Ce n’est bien entendu pas par hasard que Géoculture est né à Limoge, où Bertrand Westphal, auteur de la Géocritique, chroniqué ici sur (e)space&fiction enseigne à l’Université.  

Encore merci, Fred !

FredFred passed away yesterday and everyone is sad : Philémon, Barthélémy, Anatole, the Manu Manu and all of those who loved Fred and his logically crazy / madly logical poetic universe, always and never following him "to  the letter" should we say. At (e)space & fiction we say good bye to the artist, inventor of this incredible geographical machinery, the "A" of the Atlantic Ocean, possibly the only place impossible to locate on Google Maps (if you do not believe it, just try to zoom on the "A" and see …).

Fred a cassé son crayon hier et tout le monde est triste : Philémon, Barthélémy, Anatole, le Manu Manu et tous ceux qui l’aimaient, lui et son univers poétique, loufoquement logique ou logiquement loufoque, toujours et jamais à prendre au pied de la lettre. A (e)space&fiction aussi on salue l’artiste, inventeur de ce dispositif géographique génial entre tous, le "A" de l’Océan Atlantique, au passage le seul endroit impossible à localiser sur Google Maps (si vous ne le croyez pas, essayez de zoomer sur le "A" pour voir …).

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Fred. Philémon et le naufragé du "A". Dargaud

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Mapping US TV Series / Une carte des séries télé américaines

James Shapman published on Tumblr a map locating 113 American TV series including Friends, Frasier, The Wire, Community, The Office, Breaking Bad, Friday Night Lights, CSI, Dexter, Homeland, The West Wing, Glee … The title of the map America, The Home of Television, is a bit presumptuous.  Yes, American series dominate the television landscape but it is disputable to forget British series, Brazilian series and Indian series (a continent in itself). The location work is also quite simple. The map forgets that the action of 24 hours chrono is not located only in Los Angeles. Season 7 takes place in Washington and Season 8 in New York. Even if the centroid of The West Wing is obviously located in Washington, the action is moving all over America following political candidates in campaign, etc. .

James Shapman a publié sur Tumblr une carte localisant 113 séries télé américaines dont Friends, Frasier, The Wire, Community, The Office, Breaking Bad, Friday Night Lights,  CSI, Dexter, Homeland,  The West Wing, Glee… La carte est un intitulée America, The Home of Television, ce qui est un peu exagéré car si les séries américaines dominent le paysage télévisuel, il ne faudrait pas oublier les séries britanniques, brésiliennes et indiennes (un continent en soi).Le travail de repérage est aussi plutôt grossier. La carte oublie que l’action de  24 heures chrono n’est pas localisée qu’à Los Angeles. La saison 7 se déroule à Washington et la 8 à New-York. Même si le barycentre de A la Maison Blanche se trouve évidemment à Washington, l’action se déplace dans différents endroits des Etats-Unis au fur et à mesure des campagnes électorales, etc. .

Merci à Françoise pour le lien.

Colloque Art et Géographie – Esthétiques et pratiques des savoirs spatiaux

Art and Geography – Aesthetics and practices of spatial knowledges conference takes place in Lyon (France) from the 11 to 13 Feb 2013. It offers a very rich program of communications and art performances.

Le colloque Art et Géographie – Esthétiques et pratiques des savoirs spatiaux a lieu à Lyon du 11 au 13 févr. 2013 avec un très riche programme de communications et interventions artistiques

Catégories:Art, Flash info, News/Nouvelles

Edward Hopper / Gail Albert Halaban. Gloucester revisited

gail-albert-halaban-1The big Grand Palais Hopper’s exhibition in Paris is closing tonight. It is an opportunity to publish a post somewhere between news, spatial machinery and materialization of fiction. The New-York Time magazine  published in July 2012 – and le Monde in September 2012- wrote about the work of the photographer Gail Albert Halaban. In this resort located to the north of Boston the painter has executed some of his paintings in the 20s. 80 years later the photographer followed in Hopper’s footsteps by taking pictures in the same place with the same framing.

233624299390936742_YWGTpXG0_bLa fin de la grande exposition Hopper ce soir au Grand-Palais à Paris est l’occasion d’un billet qui dépasse un flash d’info et hybride dispositif spatial et matérialisation de la fiction. Un article de juillet 2012 dans le magazine du New-York Time repris par celui du Monde en septembre évoquaient le travail de la photographe Gail Albert Halaban sur les traces de Hopper à Gloucester. C’est dans cette station balnéaire au nord de Boston que le peintre américain a exécuté certaines de ses œuvres dans les années 20. 80 ans plus tard la photographe a repris ses cadrages dans ses clichés

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Maps of Hitler / Les cartes d’Hitler. Der Untergang/Downfall/La Chute

28 janvier 2013 1 commentaire

LaChute15 Der Untergang (Downfall) is a 2004 German film directed by Oliver Hirschbiegel that focuses on the last days of the Third Reich and the fall of Berlin. The movie is set in and around Hitler’s Bunker in late April 1945. It is a realistic reconstruction, based on eyewitness accounts, survivor memoirs and verified sources. Bruno Ganz plays Hitler’s character in a very impressive way. The film has given rise to much controversy mainly about the ethical problem related to the possible humanization of an evil exterminator. This post is dedicated to the numerous maps and other geographic machineries that appear on screen. It addresses also the large number of parodies (memes) on mapping the movie has generated.

Der Untergang (La Chute), film allemand de Oliver Hirschbiegel retrace les derniers jours du IIIème Reich en centrant l’intrigue sur le Bunker où Hitler est retranché pendant la chute de Berlin fin avril 1945. Il s’agit d’une reconstitution réaliste, fondée sur les mémoires et témoignages des survivants et sur les sources les plus fiables. Il s’agit aussi d’un fantastique travail de composition de Bruno Ganz qui incarne Hitler de manière très impressionnante. Le film a donné lieu à de nombreuses controverses, sur l’intérêt cinématographique et le problème éthique lié à l’humanisation possible d’un sinistre exterminateur. Ce qui nous intéresse ici est la manière dont le film met à l’écran de nombreuses cartes et autres dispositifs géographiques et les multiples parodies qu’il a générées sur le thème de la cartographie.

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Les lieux clichés du cinéma

20 janvier 2013 3 commentaires

[Ajouté le 20/01/2013 : en empruntant sans le créditer la quasi-totalité du contenu de ce site original (pratique condamnable, voir le premier commentaire à ce billet) ], Contre-champ, le magazine documentaire vidéo du Monde.fr sur Dailymotion consacré au cinéma, note que les cinéastes tournent toujours aux même endroits ce qui fait que des lieux réels voyagent à travers les films. On remarquera que certains de ces lieux jouent leur propre rôle dans le film comme Le Café des Deux Moulins à Montmartre, les marches du musée de Philadelphie déjà chroniquées dans (e)space&fiction, le Katz’s Delicatessen à New-York,  le site de Monument Valley, la centrale électrique de Battersea à Londres ou le pont Bir-Hackeim à Paris. Ils contribuent à la couleur locale du film en l’enracinant géographiquement. D’autres sont des décors plus anonymes qui représentent plutôt une ambiance (Bradbury building à Los Angeles, le manoir Hatfield en Angleterre, la Casa Loma à Toronto). Les éclairages et la mise en scène peuvent d’ailleurs les transfigurer au point de les rendre méconnaissables. Enfin le Quality Cafe est un cas limite de lieu réel ayant perdu sa fonction originelle pour devenir un décor de cinéma à plein temps.

On subodore que nombre de ces lieux privilégiés de tournage ont donné lieu à des matérialisations spatiales mineures de la fiction. On y reviendra sans doute dans un autre billet. Pour les intoxiqués du set-jetting, rappelons que la base de données Imdb mentionne de manière assez complète les lieux de tournage des films et qu’il est possible d’y contribuer. On trouvera par exemple ici la liste impressionnante des films dans lesquels apparaît la Greystone Park & Mansion, située 905 Loma Vista Drive à Beverly Hills. Si vos moyens vous le permettent, vous pouvez aussi envisager de la louer pour un mariage ou une réception.

English version : Contre-champ is a video-documentary dedicated to cinema pubished by Le Monde.fr on Dailymotion. The last issue emphasizes the fact that filmmakers always shoot movies in the same locations with the consequence that so that real places travel through movies. One can notice that some of these real places play their own roles in the movie as the Café des Deux Moulins in Montmartre, the steps of the Philadelphia Museum already chronicled in (e) space & fiction, Katz’s Delicatessen in New York or Monument Valley, Battersea Power Station in London or Bir-Hackeim bridge in Paris. They contribute to the local color of the film. Others are anonymous setting representing atmosphere (Bradbury building in Los Angeles, Hatfield Manor in England, Casa Loma in Toronto). Lighting and filming can transform the places to the point of making them unrecognizable. Finally, the Quality Cafe is an extreme case where the real place has lost its original function to become a permanent movie set.

One begins to suspect that many of these special places location resulted in minor spatial materializations of fiction.  We would probably dedicated another post to this topic. For set-jetting junkies, remember that the On-line movie database Imdb keeps a fairly complete list of locations in movies, where one can contribute. You can found for example here the impressive list of films in which appears the Greystone Park & ​​Mansion located 905 Loma Vista Drive, Beverly Hills. If you can afford it you can consider to rent the house for a wedding or reception.

[Addendum : the video borrows all the references from this original post without any credits. This is unjustifiable for a professional magazine publication. See the first comment to this post.]

(e)space&fiction sur Vodcaster

For some time, (e)space & fiction has opened an account on Vodcaster, "le site du cinéma à partager", a French site for collecting, sharing and commenting movie excerpts already available on YouTube and Daylymotion. We have begun to keep a play-list entitled Cinemaps, les dispositifs géographiques au cinéma (Cinemaps, geographical apparatus in movies), which gives a better view of maps in action than snapshots. We propose also a list of favourite scenes and movies . You can subscribe to (e)space & fiction on Vodcaster and propose new scenes or comments.

Depuis quelque temps, (e)space&fiction a ouvert un compte sur Vodcaster, "le site du cinéma à partager" qui permet de collectionner, partager et commenter des extraits de films déjà disponibles sur YouTube et Daylymotion.  Nous avons commencé à tenir une playlist intitulée Cinemaps, les dispositifs géographiques au cinéma, qui donne mieux à voir les cartes en action au cinéma que des photogrammes statiques.Nous proposons aussi une liste de scènes favorites et de films à voir. Vous pouvez vous abonner à (e)space&fiction sur Vodcaster, proposer d’autres films ou scènes, commenter en ligne…   

Funny perceived spaces / Drôles d’espaces perçus. Saul Steinberg, Alexandre Vialatte

30 novembre 2012 2 commentaires

This famous drawing titled New Yorker map of the World is from Saul Steinberg. The New Yorker published it on its cover on March 29, 1976. It is often seen as a satire of the New Yorkers’ « smug provincialism ». Actually, it is a beautiful and satiric expression of a much more general mental geography. People tend to organize their perception of the world around their own geographical position. The idea of Steinberg has been reproduced on posters for many other cities. Did you know that the French writer Alexandre Vialatte developed the same idea in the sixties about the thirteenth arrondissement of Paris in a very funny column for the newspaper La Montagne ?

Ce dessin célèbre du graphiste Saul Steinberg est paru en couverture du New Yorker le 29 mars 1976. Il est intitulé la carte du monde du New-Yorkais. Il est souvent perçu comme une satire du snobisme new-yorkais, qui place au centre Big Apple et minimise ou ignore les espaces lointains. Mais c’est en fait une belle expression plus générale de la géographie mentale de chacun et de la manière dont on réorganise le monde autour de sa propre position géographique. L’idée de Steinberg a été reproduite sur de nombreux posters pour d’autres villes. On sait moins que l’écrivain français Alexandre Vialatte avait eu la même idée à propos du XIIIème arrondissement de Paris et en a fait une chronique très drôle pour le journal La Montagne dans les années soixante. 

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Skyfall. James Bond. Power and Map / Carte et puissance

12 novembre 2012 5 commentaires

Sébastien Caquard already pointed out here that James Bond used a geographic tracking device as early as in 1964 (Goldfinger). At that time, the idea of GPS technology was just emerging. At (e)space & fiction, we couldn’t keep ourselves from reacting to the debauchery of geospatial tools used in Skyfall, the latest James Bond movie, directed by Sam Mendes (American Beauty, Revolutionary Road). An initial, superficial approach shows this new episode as another proof of  complete domination of geospatial technologies upon Action Movies. So James Bond and Jack Bauer, same difference ? This idea deserves further examination.

Sébastien Caquard a déjà fait remarquer dans ces colonnes que James Bond mettait en œuvre dès 1964 dans Goldfinger le traçage géographique à distance alors que l’idée de la technologie du GPS était à peine naissante. A (e)space & fiction, on ne pouvait donc rester sans réagir devant la débauche de dispositifs spatiaux dans Skyfall, le dernier James Bond, réalisé par Sam Mendes (American Beauty, Noces rebelles). Une première vision superficielle laisse à penser que ce nouvel épisode de 007 ne fait qu’entériner à son tour la domination complète des techniques géonumériques sur le film d’action. Alors, James Bond et Jack Bauer, même combat ? Cela mérite examen.

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