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"Les 39 marches" ou une carte comme indice de l’origine d’un meurtre/ "The 39 Steps" or a map as index of the source of a murder
The 39 Steps is a film directed by Alfred Hitchcock adapted in 1935 from the eponymous novel by John Buchan written in 1915 and adapted several times to the cinema. This was the first major success of the "English period" of Hitchcok who attracted attention of the American public..
Les 39 marches est un film d’Alfred Hitchcock adapté en 1935 du roman éponyme de John Buchan écrit en 1915 et adapté plusieurs fois au cinéma. Ce fut le premier succès important de la "période anglaise" de Hitchcock qui suscita alors l’attention du public américain.
Earth attacks Mars ! La Terre à l’attaque de Mars !
The day of the 50th anniversary of Marilyn Monroe, considered today as one of the biggest stars of American cinema, California received the first images of Mars. How could one fail to notice this dual event occurring on the same day, that the American entertainment world, and especially in California, wanted to produce as well as to put it images. 50 years after the death of a star, the myth of space and its show, are still going on in California! An occasion to evoker the milm "Mars Attacks!" of Tim Burton.
Le jour du 50ème anniversaire de la disparition de Marilyn Monroe, considérée encore aujourd’hui comme l’une des plus grandes étoiles du cinéma américain, la Californie a reçu les premières images de la planète Mars. Comment ne pas remarquer ce double événement intervenant le même jour et que le secteur du spectacle américain, et en particulier en Californie, a voulu mettre en scène autant qu’en images. 50 ans après la mort d’une étoile, le mythe de l’espace et son spectacle, sont toujours en cours en Californie. L’occasion d’évoquer le film "Mars Attacks!" de Tim Burton
"Dérive et pyschogéographie". Conférence d’Emmanuel Guy à l’occasion de l’exposition "Guy Debord. Un art de la guerre" à la BnF / "Dérive and pyschogeography". Conference from Emmanuel Guy in the framework of the exhibition "Guy Debord. Un art de la guerre" at BnF
On April 27 was held at the BnF a conference entitled "Drift and psychogeography" which took place in the framework of the exhibition "Guy Debord. Un art de la guerrer" which takes place from 27 March to 13 July 2013 in Grande Galerie at the BNF (François Mitterrand Site). This conference was given by Emmanuel Guy, researcher at the BNF and one of the two curators of the exhibition. The conference had the ambition to present in one hour themes of dérive and psychogeography that was defined and practiced by the Situationists, as heirs of their ancestors Thomas De Quincey, Charles Baudelaire, Walter Benjamin or Edgar Allan Poe .
Le 27 avril a eu lieu à la BnF une conférence intitulée "Dérive et psychogéographie" qui s’inscrivait dans le cadre de l’exposition "Guy Debord. Un art de la guerre" qui a lieu du 27 mars au 13 juillet 2013 dans la Grande Galerie de la BnF (site François Mitterrand). Cette conférence fut donnée par Emmanuel Guy, chargé de recherches documentaires à la BNF et l’un des deux commissaires de l’exposition. Cette conférence avait pour ambition de présenter en une heure les thèmes de la dérive et de la psychogéographie que les situationnistes définirent et pratiquèrent, en héritiers de leurs aïeuls Thomas De Quincey, Charles Baudelaire, Walter Benjamin ou Edgar Allan Poe
L’après-midi où les Cités Obscures se sont mises à exister / The afternoon when "Cities of Fantastic" came to life
The meeting with Benoît Peeters and François Schuiten, that we announced here, was held on Thursday, April 11, 2013 from 14h to 20h in the small auditorium of the BnF. A beautiful afternoon with the creators of The cities of Fantastic.
Les rencontres avec Benoît Peeters et François Schuiten, que nous avons annoncées ici, ont eu lieu le jeudi 11 avril 2013 de 14h à 20h au petit auditorium de la BnF. Un bel après-midi avec les auteurs des Cités Obscures.
Rencontres avec Schuiten et Peeters à la BnF le 11 avril 2013
François Schuiten and Benoît Peeters, the authors of the cartoon series The Cities of the Fantastic (Les Cités Obscures) who includes the two volumes of La Frontière Invisible about which a first article was recently published on this site, will be present at the BnF (Site François Mitterrand) for two meetings with their public on Thursday, April 11, 2013
Cartographier les Cités obscures (1): à la recherche de la frontière invisible / Mapping the Cities of the Fantastic (1): searching for the invisible frontier
La frontière invisible is an album of cartoonists François Schuiten and Benoît Peeters. This album includes two volumes and is part of the series "Les Cités obscures", literary The Dark Cities but translated to English The Cities of the Fantastic. The book portrays the lives of characters who perceive too late the real challenges and games of players of the world in which they live. Example, the young Roland Cremer understands that his vision of the world and his work as a cartographer are not those he thought. And in the Mapping Center where he works, he finds out that machines replace people and their ability to interpret mapping data.
"La frontière invisible" est un album des auteurs de BD François Schuiten et Benoît Peeters. Cet album comprend 2 tomes et fait partie de la série "Les Cités obscures" qui dépeignent la vie de personnages qui ne perçoivent que trop tard les réels enjeux et les jeux d’acteurs des mondes dans lesquels ils vivent. Ainsi, le jeune Roland de Cremer comprend que sa vision du monde et de son métier de cartographe ne sont pas ceux qu’il croyait. Et dans le Centre de Cartographie où il travaille, il découvre que des machines remplacent les gens et leur capacité d’interprétation des données cartographiques.
Peut-être (Klapisch) : le présent c’est déjà le futur, ici c’est aussi ailleurs/ Present is already future, here is also elsewhere
Peut-être (1999) is a film directed by Cédric Klapisch. This film takes place alternately in present time, the Eve of the Year 2000, and a future time, located in 2070. But the film exhibits also an apartment within an Haussmann type building in Paris, and outside of it, located in a wealthy neighborhood of Paris. Finally, the film takes place alternately day and night, depending on the scene of the film. Through this mixture of time and space, and using the tone of a fable, the director wanted to invite to question the "game of possibilities" of life and the places where it occurs, according to some the most important choices for every human being.
Peut-être est un film réalisé en 1999 par Cédric Klapisch. Ce film se déroule alternativement dans le temps présent, le réveillon du passage à l’an 2000, et dans un temps futur, situé en 2070. Mais le film montre aussi en alternance l’intérieur d’un appartement d’un immeuble parisien de type haussmannien, et l’extérieur de celui-ci, situé dans un quartier plutôt riche de Paris. Enfin, le film se déroule alternativement de nuit et de jour, selon les lieux filmés. Par ce mélange des temps et des espaces, et en usant du ton d’une fable, le réalisateur a souhaité invite à s’interroger sur le "jeu des possibles" de la vie et des lieux où celle-ci se déroule, selon certains des choix les plus importants pour tout être humain.
Inception (Nolan) : quand les perceptions de l’espace sont modifiées/ When perceptions of space are modified
Inception is a film written, directed and produced in 2010 by Christopher Nolan. The film tells the story of an "extractor", the hero, who enters the dreams of others to obtain information. Recruited for the sake of his faculties in the field of industrial espionage, the hero has lost his family and had to flee. But an opportunity of redemption happens. He must send his team of experts to conduct an "inception", that is to say implant an idea in the subconscious of a subject, resulting in altered perceptions of time and space . Convinced that this type of manipulation is possible, even if it has never been done, the hero of the film will make every effort to do so.
Inception est un film écrit, réalisé et produit en 2010 par Christopher Nolan. Le film raconte l’histoire d’un "extracteur", le héros, qui entre dans les rêves des autres pour recueillir des informations. Recruté pour l’intérêt de ses facultés dans le domaine de l’espionnage industriel, le héros a perdu sa famille et a dû fuir. Mais une opportunité de rédemption se présente. Il lui faut parvenir, avec son équipe d’experts, à réaliser une "inception", c’est-à-dire d’implanter une idée dans le subconscient d’un sujet, entraînant des perceptions modifiées du temps et de l’espace. Persuadé que ce type de manipulation est possible, même si elle n’a jamais été réalisée, le héros du film va tout mettre en œuvre pour y parvenir.
Kafka (Soderbergh): les espaces de l’absurdité de la bureaucratie/ Spaces of Bureaucracy’s Absurdity
Kafka is a film directed by Steven Soderbergh in 1991. The screenplay mixes events from the life of the Czech German speaking writer and themes of several of his major novels, mainly the absurdity of the world, especially in the context of bureaucracy. The use of black and white in a part of the film is a reference to the expressionist cinema. But it is mainly by assembling visual plans at different scales and staging anxious areas that contribute to the anxiety aspect of this film, according to Kafka’s works .
Kafka est un film de Steven Soderbergh de 1991. Le scénario du film mélange des événements de la vie de l’écrivain tchèque de langue allemande et les thèmes majeurs de plusieurs de ses romans surtout l’absurdité du monde, spécialement dans le contexte de bureaucratie. Le recours au noir et blanc pour une partie du film est une référence au cinéma expressionniste. Mais c’est surtout l’assemblage de plans visuels à différentes échelles et la mise en scène d’espaces angoissants qui contribuent à l’aspect anxiogène de ce film, conformément à l’œuvre de Kafka.
L’Enfer, Clouzot : Places and Spaces of an Extraordinary Project / Lieux et espaces d’un projet extraordinaire
L’Enfer is a 2009 film directed by Serge Bromberg based on rushes of the unfinished film by Henri Georges Clouzot. Started in 1964, the project was never finished, due particularly to the director’s serious heart problems. Between 1964 and 2009, this film became a legend, based on the fact that it was never completed and that some of the coils had disappeared. Curse for some, unrealistic project for others, a masterpiece aborted or the most extraordinary film of a director, it had received an unlimited budget from U.S. producers. Today, this film and its story are still subject to a certain fascination, be it for Clouzot movie lovers or for those interested in the filming locations of this extraordinary project. The chosen set pieces combined with an innovative use of special effects were to allow the director to convey to the audience the characters’ perceptions of spaces based on their emotions.
L’Enfer est un film réalisé en 2009 par Serge Bromberg à partir des rushs du tournage du film entamé par Henri Georges Clouzot en 1964. Le film ne fut jamais achevé suite, notamment, à de graves problèmes cardiaques du réalisateur. Entre 1964 et 2009, un mythe est né autour de ce film, du fait de son inachèvement et que les bobines avaient partiellement disparu. Malédiction pour certains, projet irréaliste pour d’autres, chef d’œuvre avorté ou film le plus extraordinaire du réalisateur, celui-ci disposait d’un budget illimité de producteurs américains. Aujourd’hui encore, ce film et son histoire exercent encore une certaine fascination, autant sur les amateurs de cinéma de Clouzot que sur ceux qui s’intéressent aux lieux et aux espaces de tournage de ce projet extraordinaire. Les éléments de décors choisis combinés à l’utilisation d’effets spéciaux innovants, devaient permettre au réalisateur de transmettre aux spectateurs la perception des espaces des personnages en fonction de leurs émotions.
"Le Seigneur des Anneaux" : les cartes des mondes imaginaires de Tolkien/"The Lord of the Rings": maps of imaginary worlds of Tolkien

The Lord of the Rings is the first film of a trilogy directed by Peter Jackson based on the eponymous books of JRR Tolkien. The film relies heavily on cartographic representations of imaginary worlds, among which Middle-earth, the main land where the trilogy takes place. To trace the origins of Middle-earth, we must refer to one of Tolkien’s first works, The Silmarillion, which traces back the origins and early ages of the world of Middle-earth.
Le Seigneur des Anneaux est le premier film d’une trilogie réalisée par Peter Jackson à partir de l’œuvre éponyme de J.R.R. Tolkien. Ce film fait largement appel aux représentations cartographiques de mondes imaginaires parmi lesquels la Terre du Milieu, appellation du principal pays où se déroulent les films de la trilogie. Pour remonter aux origines de la Terre du Milieu, il faut se référer à une des premières œuvres écrites par Tolkien, Le Silmarillion, qui retrace la genèse et les premiers âges de l’univers de la Terre du Milieu.
Kiki la petite sorcière ou l’initiation à la lecture des cartes/ Kiki’s Delivery Service, an initiation to map reading

Kiki’s Delivery Service is an animated film directed in 1989 by Hayo Miyazaki, based on a book by Eiko Kadono and illustrated by Akiko Ayashi. The story is about a young witch who, at the age of 13, must leave her home, as all young witches do, and has to go to a new city for one year. There, she has to do a job related to her witch powers On this occasion, Kiki progressively experiences the adult world.
Kiki la petite sorcière est un film d’animation réalisé en 1989 par Hayo Miyazaki d’après un livre de Eiko Kadono et illustré par Akiko Ayashi. L’histoire est celle d’une jeune sorcière qui, à l’âge de 13 ans, doit quitter le domicile familial, comme toutes les jeunes sorcières, et doit partir s’installer dans une nouvelle ville pour un an. Sur place, elle doit y exercer un métier lié à ses pouvoirs de sorcière. A cette occasion, Kiki fait l’expérience progressive du monde des adultes.
Plus que quelques jours pour visiter l’exposition "Circuler. Quand nos mouvements façonnent les villes." au Palais de Chaillot à Paris
The exhibition "Circuler. Quand nos mouvements façonnent les villes" held at the Cité de l’Architecture et du Patrimoine at the Palais de Chaillot in Paris from April 4, is ending August 26, 2012. This exhibition deals with urban spaces and with space between cities. It also presents how cities have evolved, both in their principles of spatial planning, their functions, their evolution over time and space and how transportation helped shape them. The exhibition is designed as an invitation to stroll and to (re) discover spaces and urban landscapes in ten thematic sequences: doors, streets and squares, intersections, roads and highways, bridges and tunnels, stations and railway lines , ports, airports. Models, aerial photographs, excerpts from television reports are available to make this exhibition more dynamic. Fifty short excerpts of films are presented in loop: they have the city as theme, main decoration or "character". Most are very famous and have already been presented on (e)space & Fiction. Diachronic plans, maps, aerial photographs are also presented to visualize the strong changes happened in these areas in less than a century. 3D mini- terrain models of urban spaces are presented; their altitude represents the intensity of the time spent in different frequented places by people. Visitors can also take a free smartphones from Samsung (partner of the exhibition) to follow her visit in the exhibition and to listen to comments from the audio-guide application "Circuler". The exhibition website is here. You can also download the free application "Circuler" on the App Store and the Android Market.
L’exposition "Circuler. Quand nos mouvements façonnent les villes" qui a lieu à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine au Palais de Chaillot à Paris depuis le 4 avril dernier, se termine le 26 août 2012. Cette exposition sur les l’espace des villes et l’espace entre les villes, évoque aussi la façon dont les villes ont évolué, tant dans leurs principes d’aménagement , leurs fonctions, leur évolution dans le temps et dans l’espace et la façon dont les moyens de transport et de circulation ont contribué à les façonner. L’exposition est conçue comme une invitation à se promener et à (re)découvrir les espaces et les paysages urbains en une dizaine de séquences thématiques : portes, rues et places, carrefours, routes et autoroutes, ponts et tunnels, gares et voies ferrées, ports, aéroports. Maquettes, photographies aériennes, extraits de reportages télévisés sont proposés pour rendre l’exposition plus dynamique. Une cinquantaine d’extraits très courts de films sont présentés en boucle : ils ont la ville comme thème, comme décor principal ou encore comme "personnage". La plupart sont très célèbres et ont déjà été présentés sur (e)space&Fiction. Des plans, cartes, photographies aériennes diachroniques sont proposés pour visualiser la très forte évolution intervenus dans ces espaces en moins d’un siècle. Des mini-modèles de terrain3D d’espaces urbains sont également présentés; leur altitude représente l’intensité des temps passés dans les différents lieux fréquentés par les gens. Les visiteurs peuvent aussi emprunter gratuitement des Smartphone de Samsung (partenaire de l’exposition) pour accompagner sa visite dans l’exposition et pour écouter les commentaires de l’application d’audio-guide "Circuler". Le site de l’exposition est ici. Vous pouvez aussi télécharger gratuitement l’application "Circuler" sur l’App Store et l’Android Market.
Disparition de Chris Marker : un cinéaste exigeant de l’espace et de ses traces dans les mémoires individuelles et collectives
The filmmaker Chris Marker, born in 1921 in Neuilly-sur-Seine, died July 29, 2012, the day of his 91st birthday.
In the work she has devoted to Chris Marker (*), Catherine Lupton evokes his "desire to see and show the world". Above all, she makes him "one of the most extraordinary and influential filmmakers of our time [who] has overturned cinematic conventions by confounding the distinction between documentary and fiction, writing and visual recording, and the still and moving image".
Le cinéaste Chris Marker, né en 1921 à Neuilly-sur-Seine, est décédé le 29 juillet 2012, le jour de son 91ème anniversaire.
Dans l’ouvrage qu’elle a consacré à Chris Marker (*), Catherine Lupton évoque son "désir de voir et de montrer le monde". Mais avant tout, elle en fait "l’un des cinéastes les plus extraordinaires et les plus influents de notre temps [qui] a renversé les conventions cinématographiques en confondant la distinction entre documentaire et fiction, l’écriture et l’enregistrement visuel, et l’image fixe et en mouvement".
Chris Marker (Christian-François Bouche-Villeneuve) ne fut pas seulement cinéaste, mais aussi écrivain, illustrateur, traducteur, réalisateur, photographe, éditeur, philosophe, essayiste, critique, poète, producteur, etc. Il réalisa de nombreux documentaires, soit seul, soit en collaboration avec d’autres, qu’ils soient des artistes reconnus (Costa-Gavras, Agnès Varda, Jean-Luc Godard, Jorge Semprun, Alain Resnais, Yves Montand, William Klein, Akira Kurosawa, etc.) ou de simples ouvriers comme dans les films du Groupe Medvedkine auquel il participa.
Considéré comme l’un des représentants d’un cinéma engagé et militant à partir des années 60 avec des films comme Le Joli Mai (1962), Le Fond de l’air est rouge (1978), Chris Marker réalisa aussi des films riches en poésie et en réflexions sur les thèmes de la mémoire, de l’histoire. Mais il faut aussi souligner ici la contribution de Chris Marker à un cinéma de l’espace ou plutôt des espaces, à travers une mise en images et en sons de lieux marqués par des expériences subjectives individuelles et collectives. Ce fut notamment le cas dans des films comme Dimanche à Pékin (1956), Lettre de Sibérie (1958), Description d’un combat (1960), Cuba si (1961) La Jetée (1962) (dont le scénario a inspiré L’Armée des douze singes (1995) de Terry Gilliam), Le Mystère Koumiko (1965) ou encore Si j’avais quatre dromadaires (1966).
(*) Lupton C., 2005, Chris Marker. Memories of the Future, London: Reaktion Books, 256 pages.
"La cour secrète des Arcanes" ou le voyage de Corto Maltese en Asie centrale
"La cour secrète des Arcanes" is an animation film directed by Pascal Morelli in 2001. This is a free adaptation of one of stories of Corto Maltese, the famous adventurer invented by Italian designer Hugo Pratt. The film includes scenes from several albums, mainly "La maison dorée de Samarkand ". In this album, maps are used to display travel routes and the countries crossed by Corto Maltese. In the film, maps are sometimes animated, which adds an innovation compared to albums.
"La cour secrète des Arcanes" est un film d’animation de Pascal Morelli réalisé en 2001. Il s’agit de l’adaptation libre de l’une des histoires de Corto Maltese, le célèbre aventurier inventé par le dessinateur italien Hugo Pratt. Le film intègre des scènes de plusieurs des albums, surtout "La maison dorée de Samarkand". Dans cet album, les servent à montrer les itinéraires et les pays traversés par Corto Maltese. Dans le film, les cartes sont parfois animées, ce qui est une innovation en comparaison avec les albums.
Atanarjuat, the Legend of the Fast Runner : a Vision of Infinite Spaces of Inuit Civilization /une vision des espaces infinis de la civilisation inuit
Atanarjuat, the legend of fast runner is the first of a series of three Inuit films, called the trilogy "The fast runner": Atarnajuat (2000), The journals of Knud Rasmussen (2006), Before Tomorrow (2009). This film evokes space and other aspects of Inuit culture through one of its legends. Atanarjuat is Canada’s first feature-length fiction film written, produced, directed, and acted by Inuit. This thriller, located in Igloolik, unfolds as a life-threatening struggle of love, jealousy, murder and revenge between powerful natural and supernatural characters.
Atanarjuat, la légende de l’homme rapide est le premier d’une série de trois films inuits, baptisée la trilogie « The fast runner » : Atarnajuat (2000), The journals of Knud Rasmussen (2006), Before Tomorrow (2009). Ce film évoque les espaces et certains aspects de la civilisation inuit à travers une de ses légendes. Atanarjuat est le premier long métrage canadien de fiction écrit, produit, réalisé et joué par des Inuits. Ce thriller, qui se déroule sur le site de Igloolik, est une lutte mortelle entre amour, jalousie, meurtre et vengeance entre de puissants personnages naturels et surnaturels.
"On the road" a film of Walter Salles adapted from Jack Kerouac novel/ "Sur la route" de Walter Salles adapté du roman de Jack Kerouac
"On the Road" is a film by Walter Salles, adapted from the novel by Jack Kerouac. This film was presented at the 65th Cannes Film Festival and was released on screens on May 23, 2012. Kerouac’s novel, published in 1957, and one of the best known of this author, relate trip Kerouac between the east and west coasts of the United States. This work has become a mythical novelfor a generation, the beat generation, who had twenty years in the 50s.
"Sur la route" est un film de Walter Salles, adapté du roman de Jack Kerouac. Ce film a été présenté au 65ème Festival du film de Cannes et il est sorti sur les écrans, le 23 mai 2012. Le roman de Kerouac, publié en 1957, et l’un des plus connus de cet auteur, restitue le voyage de Kerouac entre la côte est et la côte ouest des Etats-Unis. Cette œuvre est devenue un roman mythique pour toute une génération, la beat-generation, qui avait une vingtaine d’années dans les années 50.
Une carte dessinée par Jack Kerouac montrant son itinéraire aller et retour est disponible sur ce site . Cette carte montre le chemin aller et retour que Kerouac et ses amis, suivirent en auto-stop pour se rendre de New York à San Francisco puis Los Angeles, avant de retourner sur la côte est des Etats-Unis par un itinéraire un peu plus au sud qu’à l’aller.
Le tapuscrit original de Kerouac est présenté, du 16 mai au 19 août 2012, à Paris au Musée des Lettres et Manuscrits dans une exposition réalisée en partenariat avec MK2 . Il s’agit d’un rouleau de 36,50 mètres sur lequel Kerouac, entre le 2 et le 22 avril 1951, tapa à la machine les 125 000 mots de son roman. En 2007, à l’occasion du cinquantenaire de la publication du roman, l’éditeur américain publia l’intégralité du contenu du rouleau (dont certains éléments avaient été censurés dans la première édition) sous le titre "On the road : the original scroll", publié en version française par les éditions Gallimard en 2010 sous le titre "Sur la route : le rouleau original".
En mai 1951, Jack Kerouac écrivit : « Je l’ai fait passer dans la machine à écrire et donc pas de paragraphes… l’ai déroulé sur le plancher et il ressemble à la route » . L’exposition met en scène ce rouleau avec une photographie murale d’une route des grandes plaines américaines, prolongeant le rouleau du tapuscrit par un ruban d’asphalte.
Bande-annonce du film "Sur la route"
Moonrise Kingdom : Maps for Locating Places in a Film/ Des cartes pour suivre les lieux d’un film
Moonrise Kingdom is an American film directed by Wes Anderson, which was presented during the opening session of the 65th Cannes Film Festival 2012. The screenplay was written by Wes Anderson and Roman Coppola, son of Francis Ford Coppola. Moonrise Kingdom is an unusual film, at once funny, touching and quirky. One can easily find in this film the style of Anderson’s previous films like The Royal Tenenbaums, The Darjeeling Limited or Fantastic Mr. Fox. The film is a kind of treasure hunt between the characters and the places where they are. Clues must be found and interpreted by adults seeking Sam and Suzy (12 years), escaped respectively from his scout camp and her house to live in secret their first love. The characters embody the various institutions in the world of adults: parents, police, the scout camp with its hierarchy and its quasi-military organization, social services, etc. .. In Moonrise Kingdom, maps of different places of the film are regularly used. It is a kind of thread, a cinemap-guide that allows the viewers to navigate through the island and to return to the "Moonrise Kingdom", in reference to the honeymoon of the young lovers.
Moonrise Kingdom est un film américain du réalisateur Wes Anderson, qui a été présenté en ouverture et en compétition officielle au 65ème Festival de Cannes 2012. Le scénario a été écrit par Wes Anderson et Roman Coppola, le fils de Francis Ford Coppola. Moonrise Kingdom est un film atypique, à la fois drôle, touchant et décalé. On peut aisément retrouver dans ce film le style des précédents films de Wes Anderon comme La famille Tenenbaum, A bord du Darjeeling Limited ou encore Fantastic Mr. Fox. Le film se veut une sorte de jeu de piste entre les personnages et les endroits où ils se trouvent. Des indices doivent être retrouvés et interprétés par les adultes qui recherchent Sam et Suzy (12 ans), les deux enfants, échappés respectivement du camp de scouts et de leur maison, pour vivre en secret leur premier amour. Les personnages incarnent les différentes institutions du monde des adultes : les parents, la police, le camp de scouts avec sa hiérarchie et son modèle quasi-militaire, les services sociaux, etc.. Dans Moonrise Kingdom, le recours à une carte des différents lieux du film revient à plusieurs reprises. C’est une sorte de fil rouge, un guide carto-cinématographique qui permet aux spectateurs de se repérer dans cette île et retrouver le "royaume du lever de lune ", en référence à la lune de miel des jeunes amoureux.
The Desert of the Tartars (Buzzati) : space and fiction of a military no man’s land / Le Désert des Tartares : espace et fiction d’un no man’s land militaire
Il deserto di Tartari (The Desert of the Tartars) shot in 1976 by Valerio Zurlini is a French-German-Italian production. This film is an adaptation of the eponymous novel by Dino Buzzati. The script is very similar in topic and atmosphere to the novel. It benefits from a good casting and a soundtrack by Ennio Morricone. It has lead to many comparisons with literary works and film dealing with absurd, time, submission to authority and also with relationship between space and fiction, in particular with Julien Gracq’s work.
Le Désert des Tartares est un film réalisé en 1976 par Valerio Zurlini (1926-1982), dans une production franco-germano-italienne. Ce film, qui est une adaptation du roman éponyme de l’œuvre de Dino Buzzati, bénéficie d’un scénario fidèle aux thèmes et à l’ambiance du roman, d’une distribution de qualité et d’une bande originale d’Ennio Morricone. Il a donné lieu à de nombreuses comparaisons avec des œuvres littéraires et cinématographiques traitant de l’absurde, du temps, de la soumission à l’autorité, et du rapport entre l’espace et la fiction, rapprochant cette œuvre de celles de plusieurs auteurs parmi lesquels Julien Gracq.
Personal and fictional spaces of Julien Gracq – Un balcon en forêt / Espaces personnels et fictionnels de Julien Gracq
Un balcon en forêt is a film shot in 1979 by Michel Mitrani from the book of the same title of Julien Gracq, published in 1958 by Editions Jose Corti. This editor published in 2011, Manuscrits de guerre of the same author, written while he lived as a military the few weeks of the German advance in Belgium and Northern France, before being made prisoner, the defeat of French troops and the capitulation of 1940, ending the "drôle de guerre". In Un balcon en forêt, one of the very few film adaptations of Gracq works, the personal spaces of the man Julien Poirier (the real name of Gracq) and the spaces of the author join to create a fiction that not only fit into a scene or a geographical context, but where space, places, landscapes, landforms and buildings are powerful symbols of the story itself.
Un balcon en forêt est un film réalisé en 1979 par Michel Mitrani à partir du livre au titre identique de Julien Gracq, paru en 1958 aux éditions José Corti. Cet éditeur a publié en 2011, les Manuscrits de guerre du même auteur, rédigés alors qu’il vivait comme militaire les quelques semaines de l’avancée des troupes allemandes en Belgique et le nord de la France, avant d’être fait prisonnier, la défaite des troupes françaises et la capitulation de 1940, mettant fin à la "drôle de guerre". Dans "Un balcon en forêt", une des rares adaptations au cinéma d’une œuvre de Julien Gracq, les espaces personnels de l’homme Julien Poirier (le vrai nom de Julien Gracq) et les espaces de l’auteur se rejoignent pour créer une fiction qui ne fait pas que s’inscrire dans un décor, un cadre géographique, mais où l’espace, les lieux, les paysages, les formes du relief et les bâtiments constituent des symboles puissants du récit même.












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