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Disparition de Chris Marker : un cinéaste exigeant de l’espace et de ses traces dans les mémoires individuelles et collectives

The filmmaker Chris Marker, born in 1921 in Neuilly-sur-Seine, died July 29, 2012, the day of his 91st birthday.
In the work she has devoted to Chris Marker (*), Catherine Lupton evokes his « desire to see and show the world« . Above all, she makes him « one of the most extraordinary and influential filmmakers of our time [who] has overturned cinematic conventions by confounding the distinction between documentary and fiction, writing and visual recording, and the still and moving image« .

Le cinéaste Chris Marker, né en 1921 à Neuilly-sur-Seine, est décédé le 29 juillet 2012, le jour de son 91ème anniversaire.
Dans l’ouvrage qu’elle a consacré à Chris Marker (*), Catherine Lupton évoque son « désir de voir et de montrer le monde« . Mais avant tout, elle en fait « l’un des cinéastes les plus extraordinaires et les plus influents de notre temps [qui] a renversé les conventions cinématographiques en confondant la distinction entre documentaire et fiction, l’écriture et l’enregistrement visuel, et l’image fixe et en mouvement« .

Chris Marker (Christian-François Bouche-Villeneuve) ne fut pas seulement cinéaste, mais aussi écrivain, illustrateur, traducteur, réalisateur, photographe, éditeur, philosophe, essayiste, critique, poète, producteur, etc. Il réalisa de nombreux documentaires, soit seul, soit en collaboration avec d’autres, qu’ils soient des artistes reconnus (Costa-Gavras, Agnès Varda, Jean-Luc Godard, Jorge Semprun, Alain Resnais, Yves Montand, William Klein, Akira Kurosawa, etc.) ou de simples ouvriers comme dans les films du Groupe Medvedkine auquel il participa.
Considéré comme l’un des représentants d’un cinéma engagé et militant à partir des années 60 avec des films comme Le Joli Mai (1962), Le Fond de l’air est rouge (1978), Chris Marker réalisa aussi des films riches en poésie et en réflexions sur les thèmes de la mémoire, de l’histoire. Mais il faut aussi souligner ici la contribution de Chris Marker à un cinéma de l’espace ou plutôt des espaces, à travers une mise en images et en sons de lieux marqués par des expériences subjectives individuelles et collectives. Ce fut notamment le cas dans des films comme Dimanche à Pékin (1956), Lettre de Sibérie (1958), Description d’un combat (1960), Cuba si (1961) La Jetée (1962) (dont le scénario a inspiré L’Armée des douze singes (1995) de Terry Gilliam), Le Mystère Koumiko (1965) ou encore Si j’avais quatre dromadaires (1966).

(*) Lupton C., 2005, Chris Marker. Memories of the Future, London: Reaktion Books, 256 pages.


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